Bataille, Jouve, Klossowski, Blanchot : la parole transgressive

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2016

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Marine Riguet, « Bataille, Jouve, Klossowski, Blanchot : la parole transgressive », HAL-SHS : littérature, ID : 10670/1.s9ht1r


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Au coeur de la pratique psychanalytique, la parole connaît au début du XXe siècle une redéfinition de sa place, de sa fonction, et de sa nature. Ces problématiques ne sont pas sans avoir un profond retentissement en littérature : les écrivains contemporains, parmi lesquels nous retiendrons ici Georges Bataille, Pierre Jean Jouve, Pierre Klossowski et Maurice Blanchot, s’emploient à leur tour à réévaluer la parole au prisme des récentes théories psychanalytiques. Désormais, la parole s’ouvre à l’ineffable. Ce qu’on cherche à dire ne se situe plus au-dehors de l’homme mais, à l’inverse, dans son intériorité profonde, précisément dans ce qui échappe, aux portes de l’inconscient.En mettant en scène une parole transgressive, voire exhibitionniste, qui charrie les fantasmes érotiques et la violence morbide de l’homme, la littérature se voit inévitablement confrontée à la question de sa valeur. Or, c’est peut-être justement par sa dimension scandaleuse, que la parole moderne trouve dans l’espace littéraire une nouvelle portée. Usant de l’écran de la fiction, elle offre à l’homme une expérience de ses conflits intérieurs jusqu’à la limite de leur impossibilité – une expérience libératrice, grâce à laquelle il devient possible à l’être de regagner la pleine conscience de soi.

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