Les quartiers enclos à Buenos Aires : quand la ville devient country

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October 10, 2017

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Guy Thuillier, « Les quartiers enclos à Buenos Aires : quand la ville devient country », Cahiers des Amériques latines, ID : 10.4000/cal.6534


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Cet article traite du développement, dans le Grand Buenos Aires, des quartiers enclos, c’est-à-dire d’ensembles résidentiels clos et gardés, sous forme de « villages » de maisons individuelles dont l’accès est réservé à leurs seuls résidents. Il s’agit de replacer la signification de l’engouement récent pour cette forme résidentielle dans une succession de moments historiques, caractérisés chacun par la convergence de leurs modes d’organisation productive, de rapports sociaux, de représentations culturelles et d’urbanisation. En ce sens, les quartiers enclos seraient à Buenos Aires la forme urbaine archétypale de la « mondialisation », au croisement d’évolutions locales – la fin d’un modèle urbain fondé sur l’espace public, héritier de la colonisation et de la formation de l’État-Nation – et d’une circulation culturelle globale – l’importation d’un modèle urbain nord-américain. Le décalage entre ces deux types de réalités donne naissance à des espaces urbains d’un nouveau genre, analysés à travers l’exemple de la commune de Pilar, à cinquante kilomètres au nord-ouest du centre-ville.

Este artículo trata del desarrollo, en el Gran Buenos Aires, de «barrios cerrados» (o «privados»), es decir conjuntos habitacionales de casas propias, con acceso limitado a los residentes. El objetivo es poner en perspectiva el reciente éxito de esta forma residencial dentro de una sucesión de períodos históricos caracterizados, cada uno, por la convergencia de sus modos de organización productiva, relaciones sociales, ámbito cultural y urbanización. En este sentido, los barrios cerrados serían en Buenos Aires la forma urbana típica de la globalización, al cruce de transformaciones locales – fin de un modelo urbano fundado sobre el espacio publico, producto de la colonización y de la formación del Estado nacional – y de una circulación cultural global – la importación de un modelo urbano norte-americano. El desface entre estas dos realidades produce espacios urbanos totalmente nuevos, analizados a través del ejemplo de la municipalidad de Pilar, a unos cincuenta kilómetros al noroeste del centro histórico de la ciudad.

This article deals with the development of gated communities in the Great Buenos Aires. It aims at replacing the recent boom of this residential form in a succession of historical moments, each characterized by the convergence of its modes of productive organization, social relations, cultural values and representations, and urbanization. In this vision, gated communities appear in Buenos Aires as the archetypal urban form of globalization, at the crossroads between local transformations – the end of a urban model, based on public space, inherited from the colonial period and the formation of a national state – and a global cultural circulation – the importation of a North American (sub)urban model. The gap between these two realities gives birth to urban spaces of a third kind, analyzed through the example of the municipality of Pilar, fifty km north west from the town center.

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