L’Oiseau bleu et L’Uccello turchino. Collodi traducteur d’Aulnoy

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December 18, 2013

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Féeries

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Abstract Fr En

Malgré leur importance pour comprendre le processus de création de Pinocchio, I racconti delle fate, publiés chez Paggi en 1876, sont fort peu étudiés. Le peu d’essais critiques consacrés à cette traduction de certains contes de Perrault, d’Aulnoy et Leprince de Beaumont ne se concentrent d’ailleurs que sur Perrault, sans trop se soucier d’identifier l’édition française utilisée par Collodi.Selon Fernando Tempesti, Collodi aurait puisé dans Le Cabinet des fées les contes que déjà Cesare Donati avait traduits en italien en 1867. Mais, il apparaît que les deux traducteurs ont utilisé comme texte de base une anthologie française du xixe siècle parue dans une collection destinée aux enfants. C’est donc à partir des textes publiés dans cette anthologie, et de la deuxième édition de I racconti delle fate de 1887, corrigée par le traducteur, que l’on compare ici L’Oiseau bleu d’Aulnoy et L’Uccello turchino de Collodi. Cette édition de 1887 n’a par ailleurs jamais été mentionnée par les critiques qui dans leurs essais sur I racconti delle fate ont utilisé des éditions plus récentes.Bien loin d’« introduire » le comique, la parodie et les changements soudains de registre, comme le prétend Bertacchini, Collodi s’est efforcé d’accentuer et de valoriser ces aspects stylistiques qu’il avait bien saisis dans les contes d’Aulnoy. L’art comique et parodique d’Aulnoy n’a pas manqué, ensuite, d’influencer l’écriture de Pinocchio.

In spite of their crucial role in the creative process leading to Pinocchio, I racconti delle fate, published by Paggi in 1876, have received little critical attention. The few scholars who looked at this translation of tales by Perrault, Aulnoy and Leprince de Beaumont mostly studied Perrault, without much effort to identify the French edition used by Collodi.According to Fernando Tempesti, Collodi used the tales from Le Cabinet des fées, which Cesare Donati had already translated in Italian 1867. It appears, however, that both translators have taken their texts from a French anthology from the 19th century published in a collection for children. It is therefore from the texts published in this anthology, and from the second edition of I racconti delle fate de 1887, corrected by the translator, that L’Oiseau bleu by Aulnoy and L’Uccello turchino by Collodi are compared in this article. The 1887 edition has never been mentioned by previous scholars, who used more recent editions.Far from “introducing” comedy, parody and sudden stylistic changes, as Bertacchini claims, Collodi only deepened and emphasized these features already present in Aulnoy’s tales—features which, later on, had a significant influence on the writing of Pinocchio.

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