La pratique muraliste comme vecteur de recomposition des liens territoriaux

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Date

March 24, 2021

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murals alpine migrations memory patrimonialization collective practices rebuilding tradition Regola


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Laura Giancaspero, « La pratique muraliste comme vecteur de recomposition des liens territoriaux », Géographie et cultures, ID : 10.4000/gc.12657


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Cibiana di Cadore, petit bourg de montagne situé dans les Dolomites vénitiennes, est aujourd’hui célèbre pour ses peintures murales. Elles racontent l’histoire, les activités de travail et les traditions de ses habitants, exaltant la di­mension rurale du lieu. Ce processus artistique résulte de l’initiative spontanée de la communauté locale, qui souhaite faire revivre le village, atteint depuis désormais plusieurs décennies par une marginalisation et une dévitalisation progressives. Leur action vise au maintien de l’identité propre au lieu, tout en cherchant un moyen d’attirer l’intérêt des touristes. Cet article, s’appuyant sur un travail de terrain ainsi que sur une étude géohistorique du territoire, se propose d’analyser cette pratique artistique comme étant l’expression des liens territoriaux de la communauté cibianaise. À travers l’analyse du corpus muraliste et des spécificités territoriales, nous observerons donc que cette pratique constitue une écriture collective de l’ensemble de la communauté locale, qui a recours à la représentation des anciens métiers dans le but de définir son identité et son appartenance au lieu. L’évocation de ces derniers est en effet apte à mettre en valeur une certaine manière de « faire avec » les lieux et leurs spécificités, permettant ainsi de définir les contours identi­taires et territoriaux de la communauté cibianaise. peintures murales, migrations alpines, mémoire, patrimonialisation, pratiques collectives, reconstruction tradition, Regola

Cibiana di Cadore, a small mountain village in the Venetian Dolomites, is nowadays famous for its murals. They tell the history, the work activities and the traditions of its inhabitants, exalting the rural dimension of the place. This artistic process is the result of the spontaneous initiative of the local community, who wishes to revive the village, which has been affected for decades by progressive marginalization and devitalization. Their action aims to maintain the identity of the place and to seek a way to attract the interest of tourists. This article, based on field­work and on a geohistorical study of the territory, proposes to analyze this artistic practice as an expression of the territorial links of the Cibian community. Through the analysis of the muralist corpus and the territorial specificities, we will remark that it constitutes a collective writing made by the whole local community, who uses the representation of the traditional jobs in order to define its identity and its belonging to the place. The evocation of the traditional jobs is therefore directed to highlight a certain way of "being" the places and their specificities, and it makes pos­sible the definition of the identity and territorial contours of the Cibian commu­nity.

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