Irresolution and Completeness in Lydia Davis’ « How I Know What I Like »

Abstract En Fr

If the urge to write comes from the realization that, according to Maurice Blanchot, nothing can be done with words, reading Lydia Davis’ short stories demonstrates Blanchot’s further claim that reading is situated beyond and before comprehension. Davis, who translated Blanchot (as well as Leiris, Flaubert and Proust), is mostly known for her short, short stories, sometimes known as flash fiction or micro fiction. Though her work is not confined to short, short pieces, in each collection, they make up roughly 50-75% of the stories. Though her stories are short on character, scanty of plot, and vague or silent in regards to place, they are replete with meaning. In order to grasp the meaning, the reader must delve into the workings of English grammar, a domain that Davis, as a translator has probed with minute consideration. Paul De Man wrote that meaning is always displaced with regards to the meaning it initially intended. This displacement is of course, the source of misunderstanding and eventual conflict. Davis works with this idea of displaced meaning in her stories, and her attention to language invites the reader to examine her stories down to the very morpheme, and in some cases down to the punctuation mark. The analysis of « How I Know What I Like » from Davis’ 2015 collection Can’t and Won’t will demonstrate through her use of function words, modality and punctuation how the very fleetingness of this short, short-story leaves an indelible impression on the reader.

Si, selon Maurice Blanchot, l'envie d'écrire vient du constat qu’on ne peut rien faire avec les mots, la lecture des nouvelles de Lydia Davis démontre bien une autre affirmation de Blanchot : que la lecture se situe au-delà et est antérieure à la compréhension. Davis, qui a traduit Blanchot (ainsi que Leiris, Flaubert et Proust), est surtout connue pour ses nouvelles très courtes, parfois appelées flash-fiction ou micro-fiction. Bien que son travail ne se limite pas à de courtes pièces, dans chaque recueil, elles représentent environ 50 à 75% de ses nouvelles. Bien que ses récits puissent paraître pauvres sur le plan des personnages, peu intenses sur le plan de l'intrigue et vagues ou silencieux sur le plan des lieux, ils ne sont pas pour autant moins riches en signification. Pour en saisir le sens, le lecteur doit se plonger dans les rouages de la grammaire anglaise, un domaine que Lydia Davis, en tant que traductrice, a exploré avec beaucoup d'attention. Paul De Man a écrit que le sens est toujours déplacé par rapport à celui qui était initialement prévu. Ce déplacement est bien sûr la source de malentendus et d’éventuels conflits. C’est à cette notion de sens déplacé, ainsi qu’à la complexité du langage, que Davis porte son attention, invitant le lecteur à une exploration jusque dans les moindres morphèmes, et dans certains cas, jusqu'au signe de ponctuation. L'analyse de « How I Know What I Like » du recueil Can't and Won't (2015) démontrera, malgré la fugacité même de cette courte histoire, comment son emploi de mots de fonction, de modalité, et de ponctuation œuvrent ensemble afin de laisser au lecteur une impression indélébile.

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