L’ekphrasis dans la théorie dramatique de Diderot

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November 25, 2016

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Nicolas Olszevicki, « L’ekphrasis dans la théorie dramatique de Diderot », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, ID : 10.4000/rde.5384


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Dans les Entretiens sur Le Fils naturel (1757) et De la poésie dramatique (1758), Diderot propose une réforme globale du drame dans le but de revaloriser la dimension visuelle de la représentation au détriment des aspects strictement discursifs. Alors que la tradition critique a noté que ce « pictorialisme littéraire » est l’une de ses plus importantes innovations, et qu’elle a établi sa relation avec la tradition rhétorique de l’actio, elle n’a pas fait suffisamment attention à une autre filiation : celle qui relie Diderot à une tradition de la rhétorique qui valorise les vertus persuasives et émotionnelles du discours ekphrastique. Cette étude, en retraçant la dimension historique de l'ekphrasis, et en examinant brièvement deux ouvrages très présents dans la culture française du XVIIIe siècle, le Traité sur le sublime du Pseudo-Longin (traduit par Boileau en 1674) et les Dialogues sur l’éloquence de Fénelon, souligne l’importance de la conception traditionnelle de Yekphrasis - dérivée de la rhétorique et non des beaux-arts - dans la réflexion de Diderot.

In Entretiens sur Le Fils naturel (1757) and De la poésie dramatique (1758), Diderot proposes a total reform of theatre with the aim of rehabilitating its visual dimension to the detriment of strictly discursive elements. While critics have seen this ‘literary pictoria- lism’ as one of his most important innovations, linking it to the rhetorical tradition of actio, they have not paid enough attention to another heritage linking Diderot to a rhetorical tradition emphasizing the persuasive and emotional virtues of ekphrastic speech. The present article looks at the historical dimension of ekphrasis by studying briefly two works which were very present in eighteenth-century French culture, namely the Pseudo-Longinus’s On the Sublime (translated by Boileau in 1674) and Fénelon’s Dialogues sur l’éloquence. It thus brings out the importance of the traditional concept of ekphrasis, derived from rhetoric rather than art, in Diderot’s reflection.

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