Les graffiti des pèlerins slaves en France xiie -xviie siècles

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September 15, 2018

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Tatiana Rozhdestvenskaya et al., « Les graffiti des pèlerins slaves en France xiie -xviie siècles », Revue des études slaves, ID : 10.4000/res.1799


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Laisser un autographe, une prière, une note sur le mur de l’église était au Moyen Âge une habitude chez les Russes. Jusqu’à récemment on ne connaissait en Europe occidentale qu’un groupe de graffiti cyrilliques à Lucques (Dell’Agata 1973-1974). Aujourd’hui, on peut y ajouter quatre inscriptions en France. Les plus anciennes et monumentales d’entre elles, celles de Pons (circa 1160-1180) et de Saint-Gilles-du-Gard (première moitié du xiiie siècle) (Brun, Hartmann-Virnich, Ingrand-Varenne, Mikheev 2014), révèlent la présence insoupçonnée des pèlerins orthodoxes sur les chemins de Compostelle. L’inscription pontoise aurait été faite par un Novgorodien, tandis que l’autre serait due à un originaire de l’Ukraine. Le second graffito de Saint-Gilles, plus petit et tardif, aurait été laissé par un Serbe. Même au temps du déclin du Camino de Santiago, les « Jacquets » slaves étaient encore là, comme en témoigne le nom Габоръ (?) inscrit dans un fer à cheval gravé sur un contrefort de l’Hôpital Neuf à Pons : qui date du xvie siècle.

To leave an autograph, a prayer, or a record on the church wall was a habit among Russians in the Middle Ages. Until recently in Western Europe, a batch of Cyrillic graffiti was only indentified in Lucca (Dell’Agata 1973-1974). Today, four inscriptions from France can be added. The oldest and most significant of these – the inscriptions in Pons (circa 1160-1180) and in Saint-Gilles-du-Gard (first half of the 13th century) (Brun, Hartmann-Virnich, Ingrand-Varenne, Mikheev 2014) — reveal the unsuspected presence of Orthodox pilgrims on the pathways of Compostela. The inscription in Pons is probably made by a resident of Novgorod, while the other was probably made by a native of Ukraine. Another item of graffiti in Saint-Gilles, both smaller and made later, was apparently left by a Serbian. Even in the era of the decline of Camino de Santiago, the Slavic « Jacquets » were still there, as evidenced by the name « Габоръ » (?) inscribed in the image of a horseshoe carved on a buttress of the New Hospital in Pons. This buttress dates to the 16th century.

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