Les réalismes de l’anneau-monde

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December 12, 2019

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Socio

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hard science-fiction réalisme crédibilité littérature réception épreuve science science-fiction innovation technique promesse hard science fiction realism credibility literature reception reality test science science fiction litterature


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Julien Wacquez, « Les réalismes de l’anneau-monde », Socio, ID : 10.4000/socio.7915


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Abstract Fr En

Le roman le plus célèbre de l’écrivain américain Larry Niven, intitulé L’Anneau-monde (1970), est le premier à avoir été explicitement vendu et présenté comme un roman de hard science fiction (alors que ce sous-genre existait bien avant sa publication). En proposant à la fois une analyse du texte et de sa réception par les critiques et les lecteurs, cet article rend compte du fait que les récits de science-fiction, loin de n’être que des fantaisies sans fondement, obéissent à des impératifs de réalisme, voire de crédibilité scientifique. En l’occurrence, en écrivant un tel roman, Larry Niven n’a pas seulement pris position dans le champ de la littérature de la science-fiction américaine, il s’est également engagé dans un dialogue scientifique indirect – par texte interposé – avec le mathématicien et physicien Freeman J. Dyson, tout en proposant une variante du concept de « biosphère artificielle » que ce dernier avait développé dans un article académique antérieur.

Ringworld (1970), the most famous novel of the American writer, Larry Niven, is the first novel to have been explicitly sold and presented as a novel of “hard science fiction” (although the sub-type existed well before its publication). By proposing both an analysis of the text and its reception by critics and readers, this article reflects the fact that science fiction, far from being a creation of the imagination with no foundation, does in fact obey imperatives of realism and even of scientific credibility. In this instance, by writing a novel of the sort, Larry Niven has not only taken a stance in the field of American science fiction; he has also participated indirectly in a scientific dialogue—by means of the text—with the mathematician and physicist, Freeman J. Dyson, while at the same time suggesting a variant of the concept of “artificial biosphere” which the latter had developed in an earlier academic article.

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