Representations of Power Shifts Between Great Britain and India in The Jewel in the Crown (ITV, 1984)

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July 28, 2016

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TV/Series

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Florence Cabaret, « Representations of Power Shifts Between Great Britain and India in The Jewel in the Crown (ITV, 1984) », TV/Series, ID : 10.4000/tvseries.1403


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Abstract En Fr

Focusing on the last years of the British presence in India, this 14-episode TV serial is itself the embodiment of a first form of transfer since it is the adaptation of Paul Scott’s Raj Quartet, i.e. four English novels published between 1966 and 1975 telling the stories of British and Indian characters living through the last days of the Raj. Yet this paper chooses to study how this shift of power between Great Britain and emerging India is staged in a serial which is now regarded as one of the best examples of the 1980s “heritage films”, in which the necessary departure of the British from India is constantly backgrounded by a nostalgic view of the British colonial enterprise. However, since The Jewel in the Crown is also described as one of the most critical representations of the presence of Great Britain in India in the 1940s, I will also focus on the ways the serial refers to Great Britain as a privileged vantage point but also as a locus of ambivalent attitudes, particularly so as it is seen by characters living in India but appearing on television screens at a moment when British television was trying to represent the British colonial past through various kinds of programs (documentaries, fiction, serials). Several key examples are discussed along those lines: the role of the opening and end credits, the use of excerpts from British newsreels in a work of fiction, the predominance of the British gaze and the way it is visually staged in the shots, some disturbing visual intrusions and conflagrations of unexpected shots. It thus leads me to show that if the year 1947 was generally constructed as a moment of reasonable “transfer of power” from Great Britain to India, such a TV serial unsettles some of the assumptions underlying the historiographical myth which depicted India’s independence as “a gentleman’s agreement”.

Concentré sur les dernières années de la présence britannique en Inde, cette série télévisée de 14 épisodes est en soi l’incarnation d’une première forme de transfert puisqu’il s’agit de l’adaptation de Raj Quartet de Paul Scott, c’est-à-dire quatre romans anglais publiés entre 1966 et 1975 qui racontent les vies des personnages britanniques et indiens pendant les derniers jours du Raj. Or, cet article choisit d’étudier comment ce changement de pouvoir entre le Royaume Uni et l’Inde émergente est mis en scène dans une série qui aujourd’hui est connue comme l’un des meilleurs exemples des « films d’héritage » des années 1980, dans laquelle le départ nécessaire des Britanniques de l’Inde apparaît sur un arrière-fond de nostalgie pour l’entreprise coloniale britannique. Cependant, puisque The Jewel and the Crown est également décrit comme l’une des représentations les plus critiques de la présence britannique en Inde pendant les années 1940, je me concentrerai aussi sur les façons dont la série fait référence au Royaume Uni comme une position avantageuse, mais aussi comme un lieu d’attitudes ambivalentes, en particulier en ce qu’il est vu par des personnages qui habitent en Inde mais qui apparaissent à l’écran de télévision au moment où la télévision britannique tâchait de représenter le passé colonial britannique à travers différents genres d’émissions (documentaires, fictions, séries). Plusieurs éléments centraux font l’objet d’une discussion à cet égard : le rôle du générique au début et à la fin, l’emploi des extraits des actualités britanniques dans une fiction, la prédominance du regard britannique et la manière dont il est mis en scène visuellement par les plans, quelques intrusions visuelles perturbantes et des conflagrations de plans inattendus. Ainsi ceci me mène à montrer que si l’année 1947 a été construite comme un moment de « changement de pouvoir » raisonnable entre le Royaume Uni et l’Inde, une telle série perturbe plusieurs suppositions sous-jacentes au mythe historiographique qui représente l’indépendance de l’Inde comme un « accord entre gentlemen ».

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