Les maisons de femmes battues : du groupe autonome à la prise en charge par l’État

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Date

1981

Discipline
Language
Identifier
Organization

Consortium Érudit



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Micheline Beaudry, « Les maisons de femmes battues : du groupe autonome à la prise en charge par l’État », Revue internationale d’action communautaire / International Review of Community Development, ID : 10.7202/1034978ar


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Abstract Fr En Es

Les « maisons de femmes » sont nées des besoins des femmes de sortir de leur isolement, de créer une solidarité à l’intérieur de leur condition. Le principal objectif des maisons est de développer l’autonomie des femmes.Au cours de la dernière décade au Québec, plusieurs maisons de femmes se sont vite transformées en refuge pour les femmes victimes de violence. L’étonnement des femmes elles-mêmes et des gouvernements devant l’ampleur de ce problème a été suivi d’une période d’organisation en vue d’intégrer ces maisons à l’ensemble des services officiels déjà existants.L’articulation à l’État de ces « maisons » se fera à la faveur d’une gestion douce et efficace principalement par le moyen des subventions accordées. Mais du même coup on observe un glissement de la problématique féministe vers une problématique de services qui tend à institutionnaliser le mouvement.

Women's Centers were born out of the needs of women to break down their isolation and to create new forms of solidarity between themselves. The main objective of these centers has been to encourage the personal and collective independence of women.During the seventies in Québec, many of these centers became refuges for women who were victimized by male violence. The initial surprise at the volume and seriousness of the problem was soon followed by a period of reorganization that would permit the integration of these centers into the network of existing government programmes.This integration was brought about through a flexible and efficient programme of State grants to the Centers concerned. And yet, one cannot help but notice that the initial feminist perspective has tended to give way to a more "public-service" orientation as the projects become more and more institutionalized.

Los "hogares de mujeres" son el resultado de necesidades de mujeres que buscan escapar a su aislamiento y crear una solidaridad de condición, con una meta de autonomía.En el último decenio, varios hogares de mujeres en el Québec se han transformado en refugios para las mujeres víctimas de violencia. El asombro de las mujeres mismas así como del gobierno frente a la magnitud de este problema ha llevado a un período de incorporación gradual de estos hogares al conjunto de servicios oficiales ya existentes. Esta articulación al Estado favorece una gestión dulce y eficaz en cuanto que vive a costas de las subvenciones recibidas. Una consecuencia es, sin embargo, la transformación de la perspectiva feminista en una problemática de servicios, que institucionaliza el movimiento.

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