Co-management institutions, knowledge, and learning: Adapting to change in the Arctic

Metadatas

Date

2010

Language
Identifier
Organization

Consortium Érudit

Abstract En Fr

How vulnerable are Arctic Indigenous peoples to climate change? What are their relevant adaptations, and what are the prospects for increasing their ability to deal with further change? The Intergovernmental Panel on Climate Change makes little mention of Indigenous peoples, and then only as victims of changes beyond their control. This view of Indigenous peoples as passive and helpless needs to be challenged. Indigenous peoples, including the Canadian Inuit, are keen observers of environmental change and have lessons to offer about how to adapt, a view consistent with the Inuit self-image of being creative and adaptable. There are three sources of adaptations to impacts of climate change: 1) Indigenous cultural adaptations to the variability of the Arctic environment, discussed here in the context of the communities of Sachs Harbour and Arctic Bay; 2) short-term adjustments (coping strategies) that are beginning to appear in recent years in response to climate change; and 3) new adaptive responses that may become available through new institutional processes such as co-management. Institutions are related to knowledge development and social learning that can help increase adaptive capacity and reduce vulnerability. Two co-management institutions that have the potential to build Inuit adaptive capacity are the Fisheries Joint Management Committee (established under the Inuvialuit Final Agreement), and the Nunavut Wildlife Management Board.

Jusqu’à quel point les peuples autochtones de l’Arctique sont-ils vulnérables au changement climatique? Comment s’y adaptent-ils et quelles sont leurs aptitudes potentielles à affronter les changements encore à venir? Le Intergovernmental Panel on Climate Change ne mentionne qu’à peine les peuples autochtones, et seulement sous l’aspect de victimes impuissantes de changements qui échappent à leur contrôle. Cette conception des peuples autochtones comme passifs et désarmés doit être sérieusement revue. Les peuples autochtones, y compris les Inuit du Canada, sont des observateurs avisés du changement environnemental et peuvent donner des leçons sur les possibilités de s’y adapter, idée qui s’accorde par ailleurs à l’image de créativité et d’adaptabilité que les Inuit ont d’eux-mêmes. Il existe trois fondements à ces adaptations aux impacts du changement climatique: 1) les adaptations culturelles autochtones à la variabilité de l’environnement arctique, dont nous discutons ici dans le cadre des communautés de Sachs Harbour et d’Arctic Bay; 2) des ajustements à court terme (stratégies au cas par cas) qui ont fait leur apparition au cours des dernières années en réponse au changement climatique; et 3) de nouvelles réponses adaptatives apparues dans la foulée de nouveaux processus institutionnels tels que la co-gestion. Certaines institutions en lien avec le développement de la connaissance et l’apprentissage social peuvent contribuer à accroître le potentiel d’adaptation et à réduire la vulnérabilité. Deux institutions de co-gestion qui ont le potentiel d’accroître la capacité adaptative des Inuit sont le Comité mixte de gestion des pêches (établit par le Inuvialuit Final Agreement) et le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut.

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