Catholiques et protestants à Waterloo, Qué., 1860-1920 : des relations complexes dans une période de changement de majorité

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2000

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Judith Becker et al., « Catholiques et protestants à Waterloo, Qué., 1860-1920 : des relations complexes dans une période de changement de majorité », Études d'histoire religieuse, ID : 10.7202/1006810ar


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Abstract Fr En

C’est par l’application de la micro-histoire, que nous retraçons l’évolution des relations entre catholiques et protestants à Waterloo, Québec, à une époque où le village connaît un développement et une industrialisation importante avant de se stabiliser. Jusqu’à la fin de la première moitié du XIXe siècle, Waterloo ne compte que des habitants protestants. Puis au début des années 1860, le village connaît une forte immigration canadienne-française. Les catholiques forment en 1901 la majorité de la population et cette croissance se poursuivra à une allure régulière. Mais, cette tendance démographique n’est qu’un des nombreux facteurs qui intervient dans les relations entre ces deux communautés chrétiennes. Le poids économique détermine les rapports de forces. Mis à part un nombre impressionnant d’exemples de coopération, on peut avancer que pendant toute la période, l’Église catholique craint le protestantisme, alors que l’indifférence protestante envers l’Église catholique perdure.

In what we consider a most appropriate application of micro-history, we trace the major developments of catholic-protestant relations in Waterloo, Quebec in a period when the village grew, industrialized, and stabilized, having had anglophone inhabitants only in the first half of the 19th century and a strong French-Canadian immigration beginning in the 1860s. Catholic Waterluvians reached a majority in 1901, which kept growing at a steady pace. The demographic trend was important, but is only one factor among many influencing relations between the two branches of Christianity. Numerical strengh as well as economic power largely determined bargaining positions. Besides a number of impressive instances of cooperation, we may generalize that the catholic church feared protestantism through the entire period, while protestant indifference toward the catholic church lasted just as long.

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