Des Insolences au ministère de l’Éducation québécois… L’exil suisse de Frère Untel au miroir de sa correspondance

Metadatas

Date

2011

Language
Identifier
Organization

Consortium Érudit

License

Tous droits réservés © Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2011



Cite this document

Claude Hauser, « Des Insolences au ministère de l’Éducation québécois… L’exil suisse de Frère Untel au miroir de sa correspondance », Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, ID : 10.7202/1027029ar


Metrics


Share / Export

Abstract Fr En

Si un livre demeure emblématique du déclenchement de la Révolution tranquille au Québec, c’est bien celui de Jean-Paul Desbiens, publié en 1960 sous le titre Les insolences du frère Untel. On connaît bien sa genèse, son contenu et ses répercussions retentissantes dans la société québécoise, mais on connaît moins bien le destin mouvementé de son auteur, exilé à Rome puis à Fribourg par sa hiérarchie avant de revenir au Québec à l’été 1964, avec une charge au ministère de l’Éducation. Cet article se focalise sur le séjour de Jean-Paul Desbiens à Fribourg, en Suisse, de septembre 1962 à juillet 1964, durant lequel il va principalement se consacrer à la rédaction d’une thèse sur l’oeuvre de Jean Piaget. Quelle valeur prend ce séjour helvétique dans le parcours intellectuel de Jean-Paul Desbiens ? Comment vit-il cette expérience d’exil au quotidien ? S’intègre-t-il à son milieu de vie ? Quels sont ses réseaux de contact et d’amitié personnels ? Met-il en rapport ce qu’il observe de la vie helvétique avec l’évolution politique et sociale du Québec, qu’il suit à distance ? Cet article tente de répondre à ces questions, principalement à partir de l’abondante correspondance échangée entre Martin Blais et Jean-Paul Desbiens durant cette période fribourgeoise.

If one work still stands as the emblem of the starting point for the Quiet Revolution in Québec, it is the book published by Jean-Paul Desbiens in 1960 under the title Les insolences du frère Untel. Its genesis, its content and the resounding impact it has had on Québec society are well-known, but we know less about the eventful life of its author, who was exiled to Rome and later Fribourg (Switzerland) by his superiors before returning to Québec in the summer of 1964, to take up a position with the Ministère de l’Éducation. This article focuses on the time Jean-Paul Desbiens spent in Fribourg, from September 1962 to July 1964, during which he concentrated on writing a thesis on the work of Jean Piaget. What impact did this time in Switzerland have on Jean-Paul Desbiens’ intellectual journey? How did he experience this exile on a daily basis? Did he fit into his living environment? What networks and personnel friendships did he develop? Did he relate his observations of Swiss life with the political and social changes in Québec, which he followed from a distance? This article attempts to answer these questions, primarily based on the abundant correspondence exchanged between Martin Blais and Jean-Paul Desbiens during this Fribourg period.

From the same authors

On the same subjects

Similar documents