Ruyer, la pensée de l’espace et la métaphore fondatrice de la connaissance

Metadatas

Date

2016

Discipline
Language
Identifier
Organization

Consortium Érudit

License

Tous droits réservés © Laval théologique et philosophique, Université Laval, 2016



Cite this document

Philippe Gagnon, « Ruyer, la pensée de l’espace et la métaphore fondatrice de la connaissance », Laval théologique et philosophique, ID : 10.7202/1040357ar


Metrics


Share / Export

Abstract Fr En

Suite à la présentation du défi pour l’épistémologie de sortir du dilemme entre rationalisme et empirisme, on demande si les notions mises en place par Ruyer sont articulables aux épistémologies du tiers. On montre la présence chez Ruyer à la fois des conséquences du retournement de la compréhension de l’espace capable d’être déclaré psychisme, et du refus de situer dans l’immanence pure le schème de résolution eupraxique des agrégations réussies que sont les formes vivantes. On tente ensuite de faire transparaître les lignes de force des épistémologies de Gaston Bachelard, de Michel Serres, puis dans une moindre mesure de Bergson et de Deleuze, de façon à montrer le refus de la part de Ruyer d’une limitation de la philosophie à ce que peut dire la science, en même temps que l’on tente de situer le verticalisme de sa position finale.

We present first the challenge for epistemology when it faces the dilemma between rationalism and empiricism, followed by a presentation of the ideas introduced by Ruyer in order to ask if they can be articulated to the “third way” in epistemology. We explore the consequences of Ruyer’s inversion of our understanding of space which can be looked upon as psychic. We consider Ruyer’s refusal to locate in pure immanence the scheme of eupraxic resolution of successful aggregates — as living forms — in our experience. We then highlight the major principles of Gaston Bachelard’s and Michel Serres’s respective epistemologies, and in a lesser measure those of Bergson and Deleuze as well, in order to underscore Ruyer’s refusal to limit philosophy to what science allows to say, but also in order to finally situate the verticalism of his position.

From the same authors

On the same subjects

Similar documents

Within the same disciplines