La Commission de l’instruction publique et la préservation de l’État enseignant (1815-1820)

Abstract Fr En

D’août 1815 à novembre 1820, la Commission de l’instruction publique présidée par Royer-Collard rassembla les pouvoirs naguère attribués au grand-maître de l’Université impériale. Malgré les fortes pressions des ultras qui en souhaitaient le démembrement, cette commission, placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, inscrivit son action dans l’organisation académique établie en 1808. Relayée sur le terrain par les inspecteurs généraux lors de leurs tournées annuelles, représentée par les recteurs d’académie et leurs inspecteurs, la commission s’efforça de stimuler la scolarisation et de promouvoir la professionnalisation enseignante. Elle défendit fermement le monopole universitaire et permit à l’État d’occuper, face à l’Église, toute sa place dans la direction de l’enseignement. Elle prépara ainsi l’établissement en 1824 d’un ministère de l’Instruction publique.

From August 1815 to November 1820, the Commission of Public Instruction, chaired by Royer-Collard, centralized the powers formerly granted to the Imperial University’s Grandmaster. Despite strong pressure from the ultras who wished to break it up, this Commission, placed under the authority of the Minister of the Interior, worked in the frame of the academic organization established in 1808. Supported in the field by the general inspectors during their annual tours, represented by the rectors and inspectors of the academies (regional education authorities), the Commission strived to stimulate schooling and promote teacher professionalization. It firmly defended university monopoly and allowed the State to participate fully in the orientation of teaching, when confronted with the Church. As such, it initiated the creation of a Ministry of Public Instruction in 1824.

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