Body-Marking and Religious <I>Signatio</I> in Antiquity Marquage corporel et signation religieuse dans l'Antiquité En Fr

Abstract En Fr

<p>By means of a systematic analysis of the documents available today, this study aims to question the religious significance regularly — and carelessly — attached to the body-marking practices in the Ancient world.</p><p>In the first part, we establish an inventory and localisation — in time and space — of the various indelible body-marking practices (tattooing, scarification, cauterisation) and a description of their three main — or “ordinary” — functions: 1) ornamental; 2) therapeutic-prophylactic; 3) marking of belonging and penal stigmatisation.</p><p>In the second part, after indicating a few rare cases of temporary markings with certain or probable religious purpose (Ancient Egypt in particular), we consider several ancient texts which subsequent historians have interpreted as referring to indelible ritual markings. We demonstrate that these practices cannot be associated with graeco-roman cults.</p><p>The second part take a new look at the problem of the baptismal denomination <I>sphragis</I> (seal). Contrary to what F. J. Dölger and other scholars believed, this denomination did not initially involve any tangible ritual of body-marking. In Middle Eastern countries, the body-markings practices still observable today among Christians (mainly tattooing) do not come from primitive Christianity; they perpetuate and adapt more ancient prophylactic procedures peculiar to various mediterranean populations who remained on the fringes of Graeco-Roman culture.</p><p>2005 <I>John Jaffé Ph.D. Thesis Prize</I> (Chancellerie des Universités de Paris)

<p>Cette étude remet en question la signification “religieuse” souvent prêtée sans précaution aux pratiques de marquage corporel dans le monde ancien, en analysant la plupart des documents aujourd'hui disponibles sur ces pratiques.</p><p>Une première partie s'attache à inventorier et à localiser dans le temps et dans l'espace les différentes pratiques de marquage corporel indélébile (tatouage, scarifications, cautérisations), et à dégager leurs trois fonctions principales ou “ordinaires” : 1) fonction ornementale ; 2) fonction thérapeutique-prophylactique ; 3) marquage d'appartenance et stigmatisation pénale.</p><p>Dans une seconde partie, après avoir signalé quelques rares cas de marquages provisoires à destination religieuse certaine ou probable (en Égypte ancienne en particulier), sont analysées plusieurs notices anciennes où l'historiographie a voulu reconnaître la mention de marquage rituels indélébiles. Il est montré qu'aucune source ne permet en réalité d'associer les cultes grecs et romains à des pratiques de marquage de ce type.</p><p>Cette seconde partie reprend également le problème de la dénomination baptismale <I>sphragis</I> (sceau). Contrairement à ce qu'ont cru F. J. Dölger et d'autres savants, cette dénomination baptismale n'impliquait au départ aucun rite tangible de marquage corporel. Chez les chrétiens orientaux, les pratiques de marquage corporel encore observables aujourd'hui (tatouage essentiellement), ne proviennent pas du christianisme primitif ; elles perpétuent et adaptent des procédés prophylactiques plus anciens qui sont le propre de certaines populations méditerranéennes restées en marge de la culture gréco-romaine.</p><p>Cette thèse a reçu en 2005 le <I>prix John Jaffé de la Chancellerie des Universités de Paris</I>

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