Acteurs immobiliers et vecteurs énergétiques de chaleur efficaces

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Date

September 8, 2010

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ville marché


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Sylvie Silberstein, « Acteurs immobiliers et vecteurs énergétiques de chaleur efficaces », Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société, ID : 10670/1.naky0u


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Comment obtenir une ville « énergétiquement » efficace ? Pour répondre à cette question plusieurs études ont été conduites. Qu'il s'agisse de l'effet de la forme urbaine sur les flux énergétiques et émissions de gaz associées attribuables au transport (Allaire, 2006 ; Bento et al. 2005 ; Grazi et al. 2008) ou de son impact sur la consommation énergétique du secteur résidentiel (Lampin et al., 2009). A l'inverse, les options d'approvisionnement en énergie choisies ne façonnent-elles pas la ville ? En effet, comment ne pas penser (1) au développement de filières de production locales qui conditionne les dépendances énergétiques de la ville et ses relations nationales et internationales, (2) à la disponibilité des infrastructures/ressources énergétiques qui influencent les décisions de construire et dont l'exploitation modifie le « paysage urbain » terrestre (panneaux solaires, éoliennes, etc.) et souterrain (réseaux de chaleur à distance, géothermie, etc.) mais aussi (3) à la densité urbaine comme solution à la rentabilité d'investissements lourds dans des systèmes énergétiques performants. Dans le questionnement sur le marché comme fabricant de la ville, on s'interroge plus précisément sur le rapport entre le marché des technologies énergétiques (celui des systèmes énergétiques producteurs de chaleur) et la production d'une ville énergétiquement efficace. Le smog de Londres en 1952 n'a t-il pas été un exemple probant du lien entre vecteur énergétique de chaleur et qualité de vie des habitants ? Si laisser libre cours au marché ne suffit pas pour produire une ville efficace (contrairement aux idées des économistes classiques), notre recherche vise à justifier des modèles de régulation au niveau des comportements des médiateurs, responsables de l'adoption de ces technologies énergétiques, et au niveau des politiques publiques, responsables de leurs promotions. Or, questionner le fonctionnement de ce marché et sa dimension sociologique nous conduit à examiner les ressorts décisionnels des acteurs de la construction/rénovation et tout particulièrement des acteurs de l'immobilier. Ainsi, cette recherche veut mettre en évidence pour ces derniers, les ressorts dynamiques du choix enchâssés dans des logiques sociales et cognitives plus larges qu'une logique marchande pure. Si des études ont déjà été réalisées sur le rôle de la culture professionnelle et du contexte organisationnel des architectes et des ingénieurs (Janda, 1998), l'hétérogénéité des types d'organisations immobilières (propriétaires et maîtres d'ouvrage), de leurs intérêts privés et publics, stratégies immobilières et réseaux d'information sont également susceptibles d'être des facteurs explicatifs des barrières à l'efficacité énergétique. Ainsi, différentes manières de conduire les phases de conception et de réalisation des projets pourront être identifiées, influencées par des éléments propres aux décideurs et aux contextes politiques, législatifs, économiques et culturels dans lesquels ils évoluent.

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