Comment évoquer l’irreprésentable : Le rôle du psychologue d’urgence, entre étayage du moi et création d’un espace de rencontre

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Date

2015

Discipline
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Collection

Psychothérapies

Organization

Cairn



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Valérie Skrivan, « Comment évoquer l’irreprésentable : Le rôle du psychologue d’urgence, entre étayage du moi et création d’un espace de rencontre », Psychothérapies, ID : 10670/1.shxv6q


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Abstract Fr En

L’article décrit un suivi psychologique effectué en plusieurs temps. La première rencontre avec le patient, policier de profession, a permis un soutien qualifié de post-immédiat (débriefing émotionnel). Quelques mois après cette intervention, un certain nombre de séances ont eu pour but de contenir une crise sous-tendue par des éléments identitaires et transférentiels. Finalement, une troisième prise en charge a été nécessaire suite à une situation dramatique au cours de laquelle le patient a échappé de peu à la mort dans l’exercice de ses fonctions. Ces trois moments, bien distincts dans leurs demandes mais dont la trame commune est la quête de sens, permettent d’interroger le rôle du psychologue d’urgence, dont la mission est d’intervenir suite à des événements potentiellement traumatiques. Du type d’aide, des limites, des enjeux, il est sans doute aussi ici question de la posture que doit ou peut prendre le psychologue spécialisé dans la prise en charge de victimes ayant vécu l’innommable. De ce fait, comment dès lors accompagner lorsqu’il manque le verbe, voire la représentation de « la chose vécue » ?

How to evoque the irrepresentable? The role of the emergency psychologist, between the underpinning of the ego and the creation of a space of encounterThis paper describes the different steps of a psychological intervention due to a succession of traumatic situations. The first encounter with the patient, a policeman, was a debriefing. Several months later, transferential and identity problems required some more sessions. Finally, a third intervention has been necessary following a new dramatic situation, during which the patient has been confronted to a potential lethal risk. These three interventions are specific to the work of psychologists who intervene in potentially traumatic situations. The question arises of how is it possible to support victims who are confronted to traumatic situations for which we have no representation.

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