Voir/ne pas voir l’Algérie. La gauche italienne et la guerre d’indépendance algérienne

Abstract Fr

Italie, Algérie. À l’origine de ma démarche il y a ce questionnement : comment est-on passé d’une relation passionnelle (dont La Bataille d’Alger – le film de Pontecorvo et Solinas, lion d’or à Venise en 1966 – est, sinon l’épitomé, la trace la plus visible) au gouffre qui semble maintenant séparer ces deux pays pourtant géographiquement très proches ? Comment a-t-on pu oublier cette proximité au point que dans l’Italie d’aujourd’hui si vous dites que vous travaillez sur la guerre d’indépendance algérienne on vous regarde avec l’intérêt qu’on prêterait à une plante exotique ? L’hypothèse que j’avance est que la réponse se trouve dans le regard particulier que l’Italie des années 1950-60 a porté sur l’Algérie. Un regard notamment propre à la gauche et encore plus particulièrement à la gauche révolutionnaire.

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