From one Semester to the next: towards the hybridization of new modes of governance in EU policy

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2016

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Ramona Coman et al., « From one Semester to the next: towards the hybridization of new modes of governance in EU policy », Les Cahiers du Cevipol, ID : 10670/1.2kp1lm


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Since its inception in 2010, the European Semester has undergone a series of institutional clarifications and procedural adjustments aimed at strengthening its legitimacy. Over its first 5 iterations it has significantly reshaped the roles, attributions and relations between the EU’s institutions, thus echoing several scholars’ contention that the old dynamics of integration have been replaced by new ones: the new supranationalism, the new intergovernmentalism and the new parliamentarism. Depending on the theoretical perspective embraced existing schools of thought draw these changes within the institutional dynamics of the EU in contrasting colors. Where new intergovernmentalists see new modes of governance such as the Semester attest to an increase in power of the Member States, the promoters of the new supranationalism observe a continued empowerment of supranational institutions, whereas new parliamentarism emphasize the mounting importance of parliamentary prerogatives. The aim of this article is to go beyond such stark dichotomies by arguing in favor of a dynamic process of hybridization. Put differently, the article challenges the view that the new modes of governance born from the Eurozone crisis have empowered one institution to the detriment of the others. We rather argue that the European Semester combines elements of the longer-term evolutions identified by these three schools, thus giving rise to a new institutional equilibrium. Depuis sa création en 2010, le Semestre européen a fait l’objet d’un certain nombre de changements afin de consolider sa légitimité. A travers ses cinq itérations, cet instrument de coordination de politiques macroéconomiques a redéfini les rôles et les attributions des institutions ainsi que leurs relations. Dans le contexte de la crise de la zone Euro, de nombreux chercheurs ont affirmé que les anciennes dynamiques de l’intégration européenne ont été fondamentalement transformées et fait émerger de nouveaux modes de gouvernance : le nouveau supranationalisme, le nouvel intergovernmentalisme et le nouveau parlementarisme. En fonction de la perspective théorique adoptée, les chercheurs décrivent l’évolution de ces dynamiques institutionnelles dans des couleurs contrastées. Pour les promoteurs du nouvel intergouvernementalisme, le Semestre européen a consolidé le pouvoir des Etats ; les partisans du nouveau supranationalisme observent un renforcement du pouvoir des institutions supranationales alors que le nouveau parlementarisme met en exergue l’importance croissante des prérogatives parlementaires. L’objectif de cet article est de dépasser ce débat dichotomique et de proposer une lecture dynamique des évolutions institutionnelles du Semestre européen. L’article conteste l’hypothèse selon laquelle la crise de la zone Euro a consolidé le pouvoir d’une institution au détriment des autres. L’argument principal de cette étude met en exergue un processus d’hybridation à l’œuvre dans le cadre du Semestre européen, où les éléments théorisés par ces trois nouvelles écoles de pensée coexistent et font émerger un nouvel équilibre.

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