Alzheimer's disease spaces : living conditions, accommodation and hospitality Les espaces de la maladie d’Alzheimer : conditions de vie, hébergement et hospitalité En Fr

Metadatas

Date

January 28, 2021

type
Language
Identifiers
License

info:eu-repo/semantics/OpenAccess


Keywords

Hospitality Collective accomodation establishment Alzheimer's disease Living conditions Architectural design Spatial analysis Hospitalité Etablissement d'hébergement collectif Maladie d'Alzheimer Conditions de vie Conception architecturale Analyse spatiale


Cite this document

Manon Labarchede, « Alzheimer's disease spaces : living conditions, accommodation and hospitality », Le serveur TEL (thèses-en-ligne), ID : 10670/1.2wdk86


Metrics


Share / Export

Abstract En Fr

Initially, the collective care of sick people suffering from Alzheimer’s disease was carried out within units dedicated to their unique behavioral characteristics. The accommodation options gradually expanded to improve their living conditions. Specialized establishments and, more recently, "innovative" projects developed that seek to promote a social and spatial integration logic.The aim of this research is to understand the link between the conditions of reception and care of sick people and the accommodation’s spatial and architectural characteristics intended for a specific population. Taking the concept of hospitality as a framework, the research is based on eight case studies: dedicated units (2), specialized EHPADs (2) and innovative projects (4). The methodology combines semi-directive interviews (42) and in-situ observations (200h). Three parts report the results of our work.The first part develops the idea that the need for collective housing adaptation to the affected people’s specificity progressively emerged under a triple pressure: that of professionals in the field; that of public policies with the implementation of Alzheimer's plans; that of gerontological institutions and their desire for change.The second part further puts in perspective the sociology of aging with spatial analysis. It provides a framework to understand the conditions in which patients are received and characterizes the hospitality in place. Hospitality appears to be controlled, within dedicated units; "autarcised" in the case of specialized EHPAD; and “included” in innovative projects.Finally, the last part crosses the patients’ residential trajectories with their living environment’s hospitality. The domestic frame of reference ends when home becomes an inhospitable. Then, the more or less anticipated transition to a collective accommodation establishment changes the reference point. This new, more adapted living environment, is nonetheless challenged by the progression of the disease.In conclusion, this thesis demonstrates the multiple tasks of architecture, operating as a grid for reading social processes; as a factor of change; as an inclusive element; and as a support for a rethought domesticity.

La maladie d’Alzheimer s’est imposée depuis près de cinquante ans comme un champ à part entière de connaissances, de traitements et d’accompagnements des personnes malades. Initialement, la prise en charge collective des personnes s’effectuait au sein d’unités dédiées, en raison de leur singularité comportementale. L’offre d’hébergement s’est peu à peu étoffée, en vue d’améliorer leurs conditions de vie. Des établissements spécialisés et plus récemment encore des projets « innovants » cherchent à promouvoir des logiques d’intégration sociale et spatiale.Cette thèse met en évidence la relation entre les conditions d’accueil des personnes malades et les caractéristiques spatiales et architecturales d’hébergements destinés à une population spécifique. Elle est interrogée à partir du concept d’hospitalité, redéfinissant les modes de prise en charge autour de trois logiques : sociale, spatiale et thérapeutique. La recherche s’appuie sur le choix raisonné de huit études de cas reparties selon la typologie suivante : unités dédiées (2), EHPAD spécialisés (2) et projets innovants (4) La méthodologie combine des entretiens semi-directifs (42) auprès de différentes catégories d’acteurs (porteurs de projet (14), acteurs de la construction (7) et aidants (21)) et des observations (200h), pour saisir au plus près le vécu des personnes malades et leurs conditions de vie. Trois parties rendent compte des résultats de notre travail.« La construction d’une prise en charge spécifique » contextualise les enjeux de la prise en charge collective des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Sans faire l’objet d’une attention particulière au début, la nécessité d’adapter l’hébergement collectif à la spécificité des personnes malades s’est progressivement imposée sous une triple pression : celle des professionnels de terrain, prônant la singularité de l’accompagnement ; celle des politiques publiques avec la mise en œuvre des plans Alzheimer ; celle des institutions gérontologiques et leur souhait d’évolution. « Les configurations de l’hospitalité » cadre une lecture des conditions d’accueil des personnes malades et caractérise l’hospitalité en œuvre. L’hospitalité est contrôlée, au sein des unités dédiées, lorsqu’elle renvoie à des modalités de conception et de pratique de l’espace pensées dans une volonté de limitation des effets de la maladie et de ses manifestations Elle est « autarcisée » dans le cas des EHPAD spécialisés entrainant un repli des résidents sur leur univers de vie et une mise à l’écart de l’environnement. Elle est inclusive dans les projets innovants, axés sur une volonté d’intégration sociale et spatiale des établissements, et des personnes, dans leur environnement. « Les séquences de l’hospitalité » croise les trajectoires résidentielles des personnes malades avec l’hospitalité de leur cadre de vie. L’inhospitalité du domicile marque la fin d’un cadre domestique de référence. En raison de l’évolution de la maladie et de ses conséquences comportementales, il devient peu à peu une impasse. Le passage vers un établissement d’hébergement collectif, plus ou moins anticipé, fait bouger les repères en proposant un nouveau cadre de vie plus adapté. La progression de la maladie en questionne les limites : reconnaître l’inhospitalité progressive de l’hébergement collectif impose un nouveau changement résidentiel ; intégrer la fin de vie dans le projet des établissements questionne l’hospitalité du cadre de vie.Nos investigations soulignent le statut multiple de l’architecture : comme grille de lecture de processus sociaux ; comme facteur de changement, adaptant les conditions de vie aux nouvelles connaissances de la maladie et aux cadres normatifs et règlementaires ; comme élément d’inclusion, favorisant l’intégration sociale et spatiale des personnes malades ; comme support d’une domesticité repensée, adapté à leurs besoins, et à ceux de leur entourage.

From the same authors

On the same subjects

Similar documents