Chinese students' conditions of success and adaptation in french higher education Les conditions de réussite et d’adaptation des étudiants chinois en France En Fr

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November 12, 2020

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info:eu-repo/semantics/OpenAccess


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Chinese students French higher education Educational pathways Living and studying conditions Gender inequalities International mobility Étudiants chinois Enseignement supérieur français Parcours de formation Conditions de vie et d'études Inégalités de genre Mobilités internationales


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Tana Bao, « Chinese students' conditions of success and adaptation in french higher education », Le serveur TEL (thèses-en-ligne), ID : 10670/1.49s446


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Abstract En Fr

While French higher education knew few Chinese students until the beginning of the 21st century. Today, they constitute the largest foreign student community from a non-French speaking country. Their sudden arrival is a result of strategies in a particular national context. Forty years’ Economic Reform have changed the society and pushed China into an almost free economic system. The massification and commodification in education increase the fierce competition in the job market where students are unequal according to their background, residence's area (selected by Hukou), gender, etc. Today, higher education thus appears as a tool to determine the social trajectory (a renowned degree opening employment's door). It is under this pressure that Chinese students go to study all over the world to strengthen their competitiveness. France diplomas are both well recognized and relatively "cheap". However, success is not guaranteed once they leave the origin country, but a beginning of a journey made of constraints and freedoms, full of challenges and difficulties. It is enriching, adventurous, but also painful. If actual researches on the conditions of success and adaptation are more frequent on native students or on some foreign students, those concerning Chinese are rare. This research aims to complete our knowledge on Chinese students' success and adaptation's conditions in France. The results are based on quantitative surveys (national and local) and qualitative interviews (41 interviews on three sites : France, China and the United States).The results show that Chinese students have a lower success rate than French, but also lower than other foreign students. Several factors explain this phenomenon : their motivations to come to study in France are often due to dissatisfaction in previous studies in China. Their low French level makes it more difficult to succeed in higher education and increases difficulties in adapting. The majority of them come from middle social categories and have to complete financial resources with a part-time job. In addition, while female students benefit often from family financial support, they are not always encouraged to stay in school as long as male students. In a very patriarchal society, girls reduce their professional ambition to not to threaten their future husband’s dominant role. Finally, those who have a strong background (good previous results, riche family, etc.) accumulate their advantages along the whole trajectory. This phenomenon leads to reflect on the higher education’s role in correcting social inequalities. What's more, in the job market, Chinese graduates from France are often discriminated by their employers against candidates from prestigious American institutions where students are very selected according to their financial conditions.

Alors que les établissements supérieurs français ne connaissaient que peu d’étudiants chinois jusqu’au début du 21e siècle, ils constituent aujourd’hui la plus importante communauté étudiante étrangère issue d’un pays non-francophone. Cette arrivée soudaine s’inscrit dans un choix stratégique lié à un contexte national particulier. Quarante ans de réforme d’ouverture ont bouleversé le paysage sociétal et ont poussé la Chine dans un système de libéralisme économique. La massification et la marchandisation de l’éducation ont accentué la concurrence féroce dans le marché de l’emploi où les étudiants sont inégaux selon leur milieu d’origine, leur lieu d’habitation, leur sexe, etc. Aujourd’hui, les études supérieures apparaissent ainsi comme un moyen d’orienter leur trajectoire sociale (un diplôme renommé ouvrant les portes de l’emploi). C’est sous cette pression que les étudiants chinois partent étudier dans le monde entier pour renforcer leur compétitivité. La France présente en ce sens l’atout de disposer de diplômes à la fois reconnus et relativement « bon marché ». La réussite n’est toutefois pas garantie une fois quitter le pays d’origine. C’est le début d’un voyage fait de contraintes et de libertés, à la fois rempli de défis et de difficultés, constituant une expérience enrichissante, mais parfois aussi douloureuse. Si les recherches sur les conditions de réussite et d’adaptation sont plus fréquentes sur les étudiants natifs ou sur certains étudiants étrangers, celles concernant les étudiants chinois restent peu nombreuses. Cette recherche vise à compléter nos connaissances sur les conditions de réussite et d’adaptation des étudiants chinois en France. Les résultats de ces travaux sont issus de l’exploitation de sources d’enquêtes quantitatives (nationales et locales) et qualitatives avec la réalisation de 41 entretiens sur trois terrains différents (France, Chine et États-Unis). Les résultats montrent que les étudiants chinois ont un taux de réussite plus faible que les étudiants français, mais également plus faible que les autres étudiants étrangers. Ce phénomène se traduit par plusieurs aspects : leurs motivations venant faire des études en France sont souvent liées à une insatisfaction du parcours d’études antérieur ; le faible niveau de français pénalise la réussite dans les études supérieures et renforce les difficultés d’adaptation. La majorité des étudiants chinois en France sont issus de catégories sociales moyennes et doivent compléter leurs ressources par un emploi salarié. De plus, si les étudiantes bénéficient plus souvent des soutiens financiers de la famille, elles ne sont pas nécessairement encouragées à faire des études aussi longues que les étudiants. Dans un contexte sociétal très patriarcales, les filles réduisent leur ambition professionnelle pour ne pas menacer le rôle dominant du futur mari. Enfin de compte, les étudiants ayant de fort bagage d’entrée (bon résultat antérieur, issu du milieu favorisé, etc) cumulent leurs avantages tout au long de la trajectoire. Ce phénomène incite à réfléchir sur le rôle de l’établissements supérieur dans la correction des inégalités sociales. Ceci est autant plus intéressant que dans le marché du travail, les diplômés de France sont souvent discriminés par les employeurs chinois vis-à-vis des candidats issus des établissements prestigieux américains dont les inscrits sont très sélectionnés selon leur capital financier.

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