Management of multilingualism in the Grand Duchy of Luxembourg: Project for modelling national language policies in the context of the integration and inclusion of foreign populations Gestion du plurilinguisme au Grand-Duché de Luxembourg: Projet de modélisation des politiques linguistiques nationales dans le cadre de l’insertion et de l’intégration des populations étrangères En Fr

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Date

February 14, 2020

Discipline
type
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http://hal.archives-ouvertes.fr/licences/publicDomain/ , info:eu-repo/semantics/OpenAccess


Keywords

Linguistic variety/ pluriglossy/ linguistic ecology/ Language policy/ Language planning/ status/ corpus/ representations/ language law/ integration Variété linguistique / pluriglossie / écologie linguistique / aménagements linguistiques / planification / statut / corpus / représentations / droit linguistique / intégration


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Nicolas Lefrançois, « Management of multilingualism in the Grand Duchy of Luxembourg: Project for modelling national language policies in the context of the integration and inclusion of foreign populations », Le serveur TEL (thèses-en-ligne), ID : 10670/1.4jpjj9


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Abstract En Fr

The Luxembourgish sociolinguistic context, structured around a pluriglossy inscribed diachronically in a secular history, calls for specific language arrangements for the purpose of addressing a particular demographic situation in which nearly 50% of residents are foreign nationals. Varieties imported by foreigners are combined with this historical national trilingualism and widely disseminated within the economic sphere.The first part of this thesis therefore lists the conditions for the existence of a “language policy” according to a historical and geographical context that justifies the presence of linguistic varieties in a given territory. It is intended to base a definition of these varieties on three perspectives: a morphological perspective, a symbolic perspective, and a sociological perspective. Language, seen as a component of a linguistic ecology – according to Einar Haugen –, involves complex political and social arrangements that govern its management according to its propagation environment. The descriptive analysis then focuses on the study of these organisational systems of planning or development, which are translated into national language policies.The second part focuses on current language policies in Luxembourg, which are strained between the dual objective of promoting the national variety, Luxembourgish, and of attracting, by economic necessity, a massive workforce divided into two major groups: French speakers and English speakers. The analysis is based on a double corpus consisting, on the one hand, of a collection of interviews conducted with actors involved in the implementation of these local language policies, and on the other hand, a collection of questionnaires distributed to a sample of foreigners residing and working in the country. Their study reveals a complex sociolinguistic situation which disrupts the hierarchical ranking of the three national languages - French, German and Luxembourgish. The successive linguistic arrangements attempt to reconcile these antagonisms by implying the hypothesis of a progressive orientation of plurilingualism towards a legal predominance of the national language, possibly leading, in the long term, to an official affirmation of a Luxembourg speaking monolinguism.

Le contexte sociolinguistique luxembourgeois, structuré autour d’une pluriglossie inscrite diachroniquement dans une histoire séculaire, appelle des aménagements linguistiques spécifiques face à une situation démographique particulière dans laquelle près de 50 % des résidents sont des ressortissants étrangers. Autour du trilinguisme national historique s’agrègent des variétés importées par les étrangers et largement diffusées dans la sphère économique. Une première partie recense donc les conditions d’existence d’une « politique linguistique » selon un contexte historique et géographique qui justifie la présence des variétés linguistiques sur un territoire donné. Une définition de ces variétés se propose de les cerner sous trois perspectives : une perspective morphologique ; une perspective symbolique ; une perspective sociologique. Le cas paradigmatique de la langue luxembourgeoise sert de support empirique à la démonstration. La langue, perçue comme composante d’une écologie linguistique – d’après Einar Haugen -, implique des aménagements politiques et sociaux complexes qui président à sa gestion selon son milieu de propagation. L’analyse descriptive porte alors sur l’étude de ces systèmes organisateurs de planification ou aménagements et qui se traduisent par des politiques linguistiques nationales. La deuxième partie se concentre sur les politiques linguistiques à l’œuvre au Luxembourg, tendues entre le double objectif de promouvoir la variété nationale, le luxembourgeois, et d’attirer, par nécessité économique, une main-d’œuvre massive qui se répartit en deux groupes majeurs : les francophones et les anglophones. L’analyse s’appuie sur un double corpus constitué, d’une part, du recueil d’entretiens menés auprès d’acteurs impliqués dans la mise en place de ces politiques linguistiques locales ; d’autre part, d’une collecte de questionnaires distribués à un échantillon d’étrangers résidant et travaillant dans le pays. Leur étude fait apparaître une situation sociolinguistique complexe qui bouleverse le classement hiérarchique des trois langues nationales - le français, l’allemand et le luxembourgeois. Les aménagements linguistiques successifs tentent de concilier ces antagonismes en émettant l’hypothèse d’une orientation progressive du plurilinguisme vers une prédominance juridique de la langue nationale conduisant éventuellement, à terme, à une affirmation officielle d’un monolinguisme luxembourgophone.

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