Houdan (Yvelines), Route de Champagne, lots A et B : occupations du Paléolithique moyen, bâtiments agricoles et gallo-romains et implantations du haut Moyen Âge en fond de vallée de l'Opton, Rapport de fouille archéologique, 2 vol. (394, 469 p.) : ill. en noir et en coul. + 1 plan

Metadatas

Date

October, 2015

type
Language
Identifiers

Keywords

micromorphologie faune mollusque atelier de taille amas de débitage industrie lithique chaîne opératoire outil nucleus écla t pointe tracéologie parcellaire habitat rural fossé fosse ferme bâtiment agricole structure agraire mur trou de poteau cour structure de combustion four domestique archéomagnétisme fond de cabane silo voirie céramique gallo-romaine céramique médiévale céramique carolingienne céramologie monnaie numismatique objet métallique harnachement du cheval fer à cheval arme objet de toilette parure fibule agrafe boucle de ceinture ustensile couteau industrie osseuse amulette bois de cerf anthropologie sépulture archéozoologi e ossements animaux artisanat métallurgie archéométrie creuset scories


Cite this document

Fabrice Brutus et al., « Houdan (Yvelines), Route de Champagne, lots A et B : occupations du Paléolithique moyen, bâtiments agricoles et gallo-romains et implantations du haut Moyen Âge en fond de vallée de l'Opton, Rapport de fouille archéologique, 2 vol. (394, 469 p.) : ill. en noir et en coul. + 1 plan », Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société, ID : 10670/1.53unim


Metrics


Share / Export

Abstract 0

La fouille faisant l'objet de ce rapport fait suite à une opération de diagnostic réalisée par le Service Archéologique des Yvelines (SADY), pour un projet de construction de logements collectifs et individuels, sur la parcelle 97 de la section HA (année 2011). L'opération s'est déroulée du 17 septembre au 21 décembre 2012, sur l'emprise de 12 000 m2.Tout comme l'avait mis en évidence le diagnostic, la fouille a permis la découverte de trois principaux sites superposés : des amas de silex taillés datés du Paléolithique moyen, une occupation antique et un habitat médiéval. Le site préhistorique est exceptionnel tant par l'excellence de sa conservation (18 amas/locus) que par la composition de l'assemblage lithique. Grâce à l'étude géomorphologique, on peut raisonnablement dater l'occupation préhistorique d'Houdan dans une fourchette chronologique large, entre 70 et 40 ka, que l'on appelle communément le Paléolithique moyen récent. Les éléments découverts sont représentatifs d'une chaîne opératoire complète de débitage et traduisant une exploitation de la matière première présente sur place, depuis les phases de test jusqu'à l'obtention des produits finis (production d'éclats supports de type Levallois sous plusieurs formes : éclats préférentiels, récurrents, pointes).La présence de fosses et fossés, au tournant de notre ère (La Tène finale et Ier siècle), atteste de la mise en place d'un parcellaire. Mais la principale occupation antique date des IIe et IIIe siècles, et se présente sous la forme de structures liées à l'activité agropastorale. Scellées par des colluvions récentes, elles se caractérisent par la présence de trois bâtiments, s'articulant autour d'une vaste zone empierrée interprétée comme une possible cour de ferme, et qui seraient dédiés à l'élevage d'ovins. Ces bâtiments sont de construction modeste (solins liés à la terre, couverture en matériaux périssables, mobilier peu nombreux). Le bâtiment 1 pourrait être un habitat, agrémenté d'une soue à cochon, le second une bergerie (pour environ 160 moutons ?) et le troisième une grange. Le site semble être abandonné à la fin du IIIe siècle ou au début du IVe siècle. Un ensemble de structures, daté de la fin de la période mérovingienne jusqu'au IXe siècle, de faible densité, est présent sur l'ensemble de l'emprise. Une zone de concentration des vestiges est visible dans la partie nord de la parcelle. Elle se caractérise par une forte représentation des structures liées à l'activité artisanale ou domestique, (9 fours domestiques, un possible pressoir sous abris, une possible fosse d'extraction et surtout une importante activité de forge). Cependant aucun plan de bâtiment ou d'habitat n'a clairement été identifié. Enfin la découverte d'une sépulture isolée est à mettre en regard d'un important cimetière, contemporain de cette période, qui est attesté 200 m plus à l'est, sous le donjon.Dans la continuité, l'occupation du site durant les Xe et XIe siècle se caractérise par la présence de 5 bâtiments, dont 4 pourraient correspondre à des unités d'habitation. Autour d'eux, rayonnent plusieurs fonds de cabane et de silos. Au moins 2 des 5 fonds de cabane semblent consacrés à l'activité de tissage. Il est notable de constater la disparition des fours domestiques pour cette période. La diminution global des déchets métallurgiques, mais leur présence sur deux secteurs circonscrits attestent la persistance de cette activité aux Xe-XIe siècles sur le site.La disparition du site médiévale pourrait s'opérer au XIIe siècle et semble contemporaine de la construction du donjon et du développement du bourg à son emplacement actuel.

From the same authors

On the same subjects

Similar documents

Within the same disciplines