Bien manger sans gaspiller : simplicité volontaire dans les pratiques alimentaires: Eating well with zero waste: Voluntary simplicity in food practices

Metadatas

Date

April, 2019

Discipline
type
Language
Identifiers

Keywords

Voluntary simplicity Food Waste Alimentation durable Gaspillage Zéro déchet Simplicité volontaire Environnement


Cite this document

Marie Mourad et al., « Bien manger sans gaspiller : simplicité volontaire dans les pratiques alimentaires: Eating well with zero waste: Voluntary simplicity in food practices », Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société, ID : 10670/1.66lrw3


Metrics


Share / Export

Abstract En Fr

While food waste amounts to about 20 Kg per person per year in France, more and more individuals adopt “zero waste” practices. In 2016, the French Agency for the Environment (Ademe) led a study entitled “Living well with zero waste”, aimed at demonstrating that consuming without waste is compatible with a high level of self-reported well-being and happiness. Through observations and interviews carried out with a selection of households for this study, we show how food and packaging waste reduction practices — ranging from buying in bulk to making one's own yogurts — fit into a project of eating well and living well. Whether the households embark on this path to save money or to protect their health or the environment, they often find a source of satisfaction in the food itself and in the activity of cooking by themselves or with their family. More than that, they encounter meaning in their engagement as a form of voluntary simplicity. These results question the role of public policies in promoting simplicity (sobriété) in food.

Alors que le gaspillage alimentaire est estimé à plus de 20 Kg par habitant et par an en France, de plus en plus d’individus adoptent des pratiques « zéro gaspillage » ou « zéro déchet ». En 2016, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie a mené l’enquête « Bien vivre en zéro déchet » pour montrer qu’une consommation sans gaspillage est compatible avec un haut niveau de bien-être et de bonheur exprimés. À partir des observations et des entretiens menés auprès d’une sélection de foyers pour cette enquête, nous faisons apparaître comment les pratiques de réduction des déchets alimentaires et d’emballages — des achats en vrac à la fabrication de ses propres yaourts — s’inscrivent dans une recherche de bien-manger et de bien-vivre. Que les foyers entrent dans la démarche pour faire des économies, protéger leur santé ou l’environnement, ils y rencontrent souvent de la satisfaction liée à la nature des produits ou au fait de cuisiner soi-même ou en famille. Surtout, ils trouvent du sens dans leur engagement qu’ils associent à une forme de simplicité volontaire. Ces résultats interrogent le rôle de l’action publique dans la promotion de la sobriété dans l’alimentation.

From the same authors

On the same subjects

Similar documents

Within the same disciplines