Trappe à chômage ou trappe à pauvreté : Quel est le sort des allocataires du RMI ?

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2002

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Danièle Guillemot et al., « Trappe à chômage ou trappe à pauvreté : Quel est le sort des allocataires du RMI ? », Revue économique, ID : 10670/1.8xwfnw


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À partir des résultats de l’enquête sur le devenir des allocataires du RMI, cette étude a pour but d’évaluer la pertinence empirique des analyses en termes de trappe à chômage, selon lesquelles les allocataires du RMI pourraient être, pour des raisons financières, désincités à accepter un emploi. La trappe à chômage fonctionne peu dans le cas des allocataires du RMI. Tout d’abord, les chômeurs au RMI sont très actifs dans leur recherche d’emploi et refusent rarement un emploi et encore plus rarement pour des raisons financières. Ils sont en revanche confrontés à une insuffisance de la demande de travail. Ensuite, environ un tiers des allocataires, ayant (re)pris un emploi, n’y trouvent aucun gain financier significatif. Bien qu’ils acceptent des emplois sans gain financier, ils en retirent pour la plupart un mieux-être. Le danger, pour les allocataires du RMI, est moins la trappe à chômage que la trappe à pauvreté, parce qu’ils occupent pour la plupart de « mauvais emplois » et restent très souvent confinés dans un secteur secondaire, sans transition ou presque vers un secteur primaire composé de « bons emplois ».

UNEMPLOYMENT TRAP, POVERTY TRAP AND RMI’S RECIPIENTS On the basis of the results of the INSEE survey about recipients of the RMI, we aim to evaluate the empirical relevance of analyses based on the notion of the unemployment trap, according to which recipients of the RMI suffer financial disincentives to work. The unemployment trap does not function very much for recipients of the RMI. First, recipients who are unemployed are very active in job searching and rarely refuse a job and even more rarely for financial reasons. They are more likely to face a shortage of labour demand. Secondly, about one out of three recipients who have accepted a job, do so with no financial advantage. For most of them, however, employment provides enhanced well-being. The risk for RMI recipients is more that of falling into a poverty trap than into an unemployment trap. Indeed, they most often have “poor quality jobs” and remain confined to a secondary sector, with a very low probability of migration towards a primary sector composed of “high quality jobs”. Codification JEL : J22, I38

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