Du synœcisme à l’identité commune : la (re)fondation de Rhodes

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June 15, 2016

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Synœcisme Rhodes Mémoire Identité Espace public

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cité ville-cité town-city

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Nicolas Genis, « Du synœcisme à l’identité commune : la (re)fondation de Rhodes », Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société, ID : 10670/1.9tket9


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Abstract Fr

En 408/7 av. J.-C., trois cités de l’îles de Rhodes, Ialysos, Kamiros et Lindos, se réunissent par synœcisme et fondent une nouvelle entité, la cité de Rhodes. La ville de Rhodes devient le centre urbain de cette nouvelle cité et cette date est rapidement prise comme un point de référence pour cette communauté aux multiples origines. Au cours du IVe siècle par exemple, chaque petite cité décide d’inscrire, sur de grandes stèles dans un sanctuaire ou sur les parois d’un temple, la liste des prêtres éponymes ; la date de 408/7 est toujours prise comme point de départ de ces annales, comme si les sanctuaires concernés n’avaient pas d’histoire ou d’archives précédant le synœcisme. Quoique certaines particularités subsistent dans les habitudes de chaque cité et dans les prêtres que chacune se choisit toujours, l’acte de fondation d’une nouvelle cité en fusionnant plusieurs cités existantes a ici pour conséquence d’effacer le passé. Une nouvelle mémoire se met en place autour de cette date et de la marche commune vers des institutions démocratiques. Je propose ainsi d’étudier les conséquences du synœcisme sur l’histoire de l’identité et de la mémoire rhodiennes, à la fois communes à la nouvelle cité et particulières à chaque « ancienne » cité : pourquoi ces trois cités ont-elles décidé de se réunir et de se donner des références communes à la fin du Ve siècle ? Le synœcisme a-t-il réellement effacé et fait oublier le passé particulier de chaque cité au profit d’une nouvelle histoire ? D’autres crises ont-elles suivi et ont-elles engendré des adaptations dans cette identité commune ?J’appuierai ma démonstration sur l’étude précise des vestiges archéologiques (architecture, inscriptions, monnaies…), qui participent à la construction d’un « espace public » à la fois matériel et symbolique.

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