Migration phenomenon in the Gulf cooperation council (GCC) countries in the context of « South-South » migration : labor market, economic consequences and « Kafala » system Le phénomène migratoire dans les pays du conseil de coopération du Golfe (CCG) dans un contexte de migration « Sud-Sud » : marché du travail, conséquences économiques et système de « Kafala » En Fr

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September 28, 2023

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Yahya Namouchi, « Migration phenomenon in the Gulf cooperation council (GCC) countries in the context of « South-South » migration : labor market, economic consequences and « Kafala » system », HAL-SHS : sociologie, ID : 10670/1.a2icjg


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Abstract En Fr

Over the past decades, traditional migratory trajectories, once linear from South to North, have given way to horizontal trajectories, giving rise to a new « South-South » migratory dynamic. Our thesis adopts a historical approach supported by descriptive data to shed light on this migratory phenomenon. This approach allowed us to identify the Gulf Cooperation Council (GCC) countries, namely Saudi Arabia, Bahrain, the United Arab Emirates, Kuwait, Oman, and Qatar, as a conducive study ground for « intra-south » migration (Chapter 1). The migratory phenomenon in these countries is distinguished by its uniqueness compared to other global migratory experiences. Indeed, the numbers testify to a strong presence of immigrants, constituting a considerable portion of the active and total population. For example, in 2020, migrants represented 88.1% of the population in the United Arab Emirates and 77.3% in Qatar (UN-DESA, 2020), and more than 90% of the active population in these countries consists of migrant workers (GCC-STAT, 2020). This reality raises essential questions about the economic repercussions of immigration in the region. Before addressing this issue, a thorough understanding of this phenomenon, despite its purported familiarity, is essential, combining statistical data, historical retrospection, and institutional analysis. This approach cannot be dissociated from a study of migration policies under the « kafala » system, highlighting the associated restrictive and anti-settlement rules (Chapter 2). A comprehensive analysis of the labor markets in the GCC countries, based on a theoretical and descriptive approach, reveals significant peculiarities, allowing the development of the concept of 'multidimensional pyramidal duality' and the evaluation of the degree of substitution or complementarity between migrant workers and natives. Simultaneously, we examine the institutional rules related to the labor market under the « kafala», emphasizing their role in promoting imbalances and negative externalities in the migratory landscape and labor market. Special attention is given to major « nationalization » programs, as well as the obstacles they face (Chapter 3). The rise in unemployment rates among nationals led us to conduct an empirical analysis of the economic repercussions of immigration on the labor market and growth in the GCC countries using a panel study employing a PVAR approach and a time series study using a VAR model. The results of both approaches converge and demonstrate that immigration is not the cause of unemployment; on the contrary, it contributes to reducing unemployment in some countries (Chapter 4). Finally, we evaluate recent « kafala » reforms across the GCC countries using an institutional approach. We then analyze private sector workers' satisfaction with reforms in the UAE using a microeconomic study based on survey data. The results highlight disparities in satisfaction across socio-demographic and professional categories (Chapter 5). Our research shows that dysfunctions in the GCC countries are not attributable to immigration but rather to institutional rules such as those of the « kafala », as well as the contextual and cultural peculiarities of the region.

Au cours des dernières décennies, les trajectoires migratoires traditionnelles, autrefois linéaires du Sud vers le Nord, ont cédé leur place à des trajectoires horizontales, donnant naissance à une nouvelle dynamique migratoire « Sud-Sud ». Notre thèse adopte une approche historique appuyée par des données descriptives pour mettre en lumière ce phénomène migratoire. Cette approche nous a permis d’identifier les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à savoir l'Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar, comme un terrain d’étude propice de migration « intra-sud » (chapitre 1). Le phénomène migratoire dans ces pays se distingue par sa singularité par rapport aux autres expériences migratoires mondiales. En effet, les chiffres témoignent d'une forte présence d'immigrés, constituant une part considérable de la population active et totale. Par exemple, en 2020, les migrants représentaient 88,1% de la population aux Émirats arabes unis et 77,3% au Qatar (ONU-DAES, 2020), et plus de 90% de la population active dans ces pays est constituée de travailleurs migrants (GCC-STAT, 2020). Cette réalité soulève des questions essentielles sur les répercussions économiques de l'immigration dans la région. Avant d'aborder cette question, une compréhension approfondie de ce phénomène, malgré sa prétendue familiarité, est essentielle, combinant données statistiques, rétrospective historique et analyse institutionnelle. Cette démarche ne peut être dissociée d’une étude des politiques migratoires sous le système de « kafala » mettant en évidence les règles restrictives et anti-installation qui lui sont associées (Chapitre 2). Une analyse approfondie des marchés du travail des pays du CCG, basée sur une approche théorique et descriptive, révèle des particularités significatives, permettant de développer le concept de 'dualité pyramidale multidimensionnelle' et d'évaluer le degré de substitution ou de complémentarité entre les travailleurs migrants et les autochtones. Parallèlement, nous examinons les règles institutionnelles liées au marché du travail sous la « kafala », en soulignant leur rôle dans la promotion de déséquilibres et d'externalités négatives dans le paysage migratoire et le marché du travail. Une attention particulière est accordée aux programmes majeurs de « nationalisation », ainsi qu'aux obstacles auxquels ils font face (Chapitre 3). La hausse du taux de chômage parmi les nationaux nous a amenés à réaliser une analyse empirique des répercussions économiques de l'immigration sur le marché du travail et sur la croissance dans les pays du CCG en utilisant une étude en panel à l’aide d’une approche PVAR et une étude en série temporelle à l’aide d’un modèle VAR. Les résultats des deux approches convergent et démontrent que l'immigration n'est pas la cause du chômage ; au contraire, elle contribue à réduire le chômage dans certains pays (Chapitre 4). Enfin, nous évaluons les récentes réformes de la « kafala » dans l’ensemble des pays du CCG en utilisant une approche institutionnelle. Nous analysons ensuite la satisfaction des travailleurs du secteur privé à l'égard des réformes aux EAU en utilisant une étude microéconomique basée sur des données d'enquête. Les résultats mettent en évidence des disparités de satisfaction selon les catégories sociodémographiques et professionnelles (chapitre 5). Notre recherche montre que les dysfonctionnements dans les pays du CCG ne sont pas imputables à l'immigration, mais plutôt aux règles institutionnelles telles que celles de la « kafala », ainsi qu'aux particularités contextuelles et culturelles de la région.

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