Entre silence et voix, Le Silence des rives de Leïla Sebbar : roman volubile ?

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Date

March 2, 2011

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Loxias

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info:eu-repo/semantics/openAccess




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Cassereau-Stoyanov Hélène, « Entre silence et voix, Le Silence des rives de Leïla Sebbar : roman volubile ? », Loxias, ID : 10670/1.ea1o8l


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Leïla Sebbar met en scène, dans ses écrits protéiformes (essais, albums, récits, articles, romans, lettres), les difficultés langagières de ses personnages. Elle s’interroge, tout d’abord, sur la voix en tant qu’espace féminin. Les phénomènes de lecture, d’écriture et de prise de parole à l’œuvre dans Des femmes dans la maison et dans Fatima ou les Algériennes au square sont de véritables réseaux de voix féminines qui ont eu du mal à sortir avant de se mêler en un bourdonnement sonore. Shérazade, brune, frisée, les yeux verts et Les carnets de Shérazade,sorte de réécriture du mythe, présentent la puissance de la parole d’une jeune fille qui voyage sur les routes françaises. Ensuite, Leïla Sebbar s’interroge sur la voix en tant qu’espace masculin : c’est l’enfermement dans le mutisme d’un petit garçon pluriculturel dans Le chinois vert d’Afrique, thème repris dans Parle mon fils, parle à ta mère. La difficulté de faire entendre une voix, thématique centrale des récits de Leïla Sebbar, se double, on le voit, d’une conception originale du genre romanesque. C’est dans Le Silence des rives que ce thème comme l’expérimentation romanesque sont les plus significatifs.

Leïla Sebbar shows in her works (essays, albums, narratives, articles, novels, letters), the linguistic difficulties of her characters. First of all, she wonders about the voice as feminine space. The phenomena of reading, writing and speaking in Des femmes dans la maison and Fatima ou les Algériennes au square are real networks of feminine voices which had difficulty in going out before getting involved in a sound humming. Rewriting the myth, Shérazade, brune, frisée, les yeux verts and Les carnets de Shérazade present the power of the word of a girl who travels on the French roads. Then, Leïla Sebbar wonders about the voice as male space: the confinement in the dumbness of a multicultural little boy in Le chinois vert d’Afrique and Parle mon fils, parle à ta mère. The difficulty of speaking is the central theme of Leïla Sebbar’s narratives based on an original conception of the novel which is most significant in Le Silence des Rives.

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