Mesure du rendement social des politiques d'accès à l'enseignement post-secondaire

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Date

2006

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Michael Conlon, « Mesure du rendement social des politiques d'accès à l'enseignement post-secondaire », Politiques et gestion de l'enseignement supérieur, ID : 10670/1.fuiciv


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Cet article étudie les données les plus récentes sur le coût et le financement des études postsecondaires. Il examine également la question du débat de plus en plus animé au Canada à propos des liens qui existent entre les droits d’inscription et l’accès à l’enseignement postsecondaire. Le recueil des données longitudinales s’est amélioré ces dernières années et un éventail relativement large de chercheurs s’intéresse maintenant à l’incidence des droits d’inscription et à l’endettement des étudiants au Canada. Après un tour d’horizon des données disponibles, l’auteur pose la question de l’équité et de l’accès à la lumière de ce que l’on sait aujourd’hui. Les débats récents sur l’accès ont porté essentiellement sur les finances limitées des gouvernements nationaux et sur le manque de moyens des universités. Ces réflexions conduisent le plus souvent à un transfert des coûts sur les étudiants et leurs familles. Ce glissement d’un financement public vers un financement individuel des études soulève de multiples interrogations au sujet de l’équité et de l’accès. On peut se demander par exemple si l’évolution vers un financement personnel des études est inévitable. Si tel n’est pas le cas, quelles considérations politiques président à cette évolution ? Qu’est-ce qu’un niveau acceptable d’endettement étudiant ? Au-delà de quelle limite la dette devient-elle un facteur dissuasif pour les familles à faible revenu ? Les idées «innovantes» telles que l’impôt sur les diplômes ou les plans d’épargne parviennent-elles réellement à atténuer l’impact des hausses de droits d’inscription ? Des aides financières accrues (autrement dit, des prêts) constituent-elles une réponse équitable ? Jusqu’à quel point d’autres facteurs sociaux et économiques convergents influent-ils sur l’accès ? En quoi la perspective d’un endettement et de droits d’inscription plus élevés pèse-t-elle sur le taux de participation de ceux dont le capital social et financier est déjà insuffisant ? Bien que cet exposé n’offre que peu de réponses définitives, il devrait contribuer à mettre en lumière certains dilemmes nouveaux qui sont clairement absents de l’analyse essentiellement économétrique des réformes fiscales menées dans l’enseignement supérieur. Si les données présentées concernent en premier lieu le Canada, on avance également que nombre de ces difficultés figurent en première ligne des dernières réformes des politiques européennes de l’enseignement supérieur. En particulier, le débat qui a récemment fait rage au Royaume-Uni à propos des droits d’inscription « supplémentaires » fait directement écho à la polémique que connaît actuellement le Canada autour de l’équité, de l’accès et du coût des études postsecondaires.

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