L'aventure scopitone 1957-1983

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Date

2010

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Collection

Mémoires/Culture

Organization

Cairn

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Abstract 0

Depuis le premier dépôt de brevet en France en 1957, le juke-box à images, devenu Scopitone en 1960, rencontra un franc succès dans les bars français, européens et américains. D’abord synonyme de modernité, il fut pourtant remisé à partir de 1969. Il trouva cependant un second souffle en France dans les bars de l’émigration maghrébine, dont les appareils fonctionnèrent jusqu’au milieu des années 1980. Ces machines, les artistes, réalisateurs et sociétés de production connurent une histoire autant riche en rebondissements qu’inattendue que l’on trouve retracée de manière claire, synthétique et vivante dans ce livre. Par ces temps économiques et sociaux incertains, les sixties apparaissent de plus en plus comme un âge d’or mythique et un refuge pour bon nombre de « jeunes » retraités. Véritable rupture économique, politique, sociale, musicale et cinématographique, cette décennie a vu la naissance et l’exploitation d’un appareil complexe : le juke-box à images. Désigné du nom de Ciné-Robot-Sonore, de Scopitone, de Cinebox ou de Cinematic, cette machine constitua un media supplémentaire d’expression de la musique des « copains ». Pour un franc, l’on pouvait choisir le film encouleur d’une des idoles du moment tout en s’imprégnant des nouveaux pas de danse. L’aventure ne se limita pas à la France mais s’écrivit également en Europe et surtout aux Etats-Unis. Toutefois, en 1969, elle s’interrompit brusquement. Seule une société continua l’exploitation dans l’Hexagone en redéployant l’appareil en direction d’un nouveau public, celui des bars maghrébins. Naquit alors un nouveaucatalogue de films riche de plus de 300 titres qui constituent aujourd’hui encore un des rares témoignages de la scène musicale maghrébine et moyen-orientale des années 1970. Dans cet ouvrage il est avant tout question d’histoire culturelle et des pratiques sociales. L’histoire des techniques permet d’envisager les différents mécanismes mis en place, les parcours individuels des principaux inventeurs et la vie des trois grandes sociétés productrices d’appareils, sans oublier la part des studios Eclair dans le développement et le tirage des films. Le rôle des réalisateurs, dont AlainBrunet, Andrée Davis-Boyer ou Claude Lelouch, est abordé sous l’angle de la création d’un nouveau style cinématographique, propédeutique à une carrière dans le septième art. Le contenu des films occidentaux et arabo-berbères est analysé dans le contexte du tournage pour donner davantage de sens aux images mettant en scène Dalida, Claude François ou encore Farid el Atrach ou Salah Sadaoui. Une histoire humaine, foisonnante et multiforme.

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