Famille pour tous ? Mouvements n°32

Abstract Fr

Depuis les années 1960, toute une série de disjonctions entre sexualité, procréation, filiation et parentalité ont fait accepter l’idée que l’institution familiale est inscrite dans l’histoire et qu’il est donc possible de composer autrement les types de liens qui s’y enchevêtrent habituellement. La révolution contraceptive, la légalisation de l’IVG et le développement de la PMA ont contribué à délier la sexualité de la procréation. La fin de l’autorité maritale et paternelle et la banalisation des unions informelles ont amorcé la difficile dissociation entre patriarcat et alliance. Aujourd’hui, l’ouverture du mariage et de l’adoption contribue à disjoindre l’alliance et la filiation de l’hétérosexualité. Il reste encore à interroger les relations entre vie amoureuse et éducation des enfants : de fait, les coparents et les familles recomposées dissocient, d’ores et déjà, partenariat parental et partenariat amoureux. Il reste enfin à poursuivre la mise en question du lien entre la reproduction biologique et la filiation, comme s’y proposent plusieurs auteur.e.s du dossier.

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