Verdun 1916 : un choix stratégique, une équation logistique

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March 15, 2006

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Première Guerre mondiale Verdun


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Allain Bernède, « Verdun 1916 : un choix stratégique, une équation logistique », Revue historique des armées, ID : 10670/1.mkjbg3


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Abstract Fr En

En opposant la conception allemande du choix stratégique raisonné à la position du 3e bureau du GQC français qui refuse de se laisser hypnotiser par Verdun, l’auteur pose les bases de l’équation logistique que les Français auront à résoudre. D’une part, le haut commandement français ne parvient pas, malgré de nombreux indices, à percevoir le danger sur Verdun. Toutefois, contrairement à un certain nombre d’idées reçues, il ne néglige pas complètement l’aménagement des voies de communication de ce front. À l’inverse, les Allemands, qui raisonnant en termes de chemin de fer, considèrent ce secteur, à la valeur hautement symbolique, comme vulnérable. Bien qu’ayant le relatif avantage de pouvoir faire varier les points d’impact des différentes attaques, et donc de disposer ainsi d’une relative liberté de manœuvre, ils ne parviennent pas à annihiler la capacité de résistance des Français. L’observateur attentif ne manquera pas de remarquer, la clairvoyance de Castelnau et la compétence du général Pétain dont le fameux « Courage, on les aura ! » atteste de la réactivité des Français capables désormais de tenir !

Verdun 1916: strategic choice, logistical equation. The article sets up the bases of the logistical equation the French had to resolve during the Battle of Verdun by contrasting the strategic conception of the Germans (that of a ‘a rational strategic choice’) with that of the French GQG which ‘refused to let itself be mesmerized by Verdun’. On the one hand, the French high command, in spite of a number of warning-signs, failed to grasp the extent of the danger hanging over their positions at Verdun. Nevertheless, contrary to some of the ‘received wisdom’, they had not completely neglected to improve the communication and re-supply routes behind this part of the French front. In contrast, the Germans, who thought in terms of railway movements, considered this very symbolically important sector to be vulnerable. Although having the advantage of being able to vary the point of impact of their different attacks, and thereby enjoying a relative freedom of operational manoeuvre, the Germans were unable to destroy the French capacity for resistance. The careful observer cannot fail to notice the far-sightedness of General de Castelnau and the professional competence of General Pétain whose famous rallying order –  “Have courage – we’ve get them !” bore witness to the revived ability of the French troops henceforth to hold onto their positions.

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