Théâtres privés et contes de fées dans la seconde moitié du xviiie siècle

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Date

October 1, 2007

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Féeries

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Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval, « Théâtres privés et contes de fées dans la seconde moitié du xviiie siècle », Féeries, ID : 10670/1.mozybc


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Le présent article dresse le cadre d’une réflexion sur la place de la féerie et plus largement du merveilleux dans les théâtres de société de la seconde moitié du xviiie siècle. Il existe en effet (ou il survit) une mode de ces petites pièces, qui tournent autour de fées et d’intrigues amoureuses, favorables au jeu des actrices et dont L’Oracle de Poullain de Saint-Foix est emblématique. La question est donc de savoir comment les théâtres privés, c’est-à-dire les théâtres d’éducation, de société et les fêtes privées, adoptent, reflètent ou adaptent cette mode. On trouve effectivement quelques pièces merveilleuses dans le théâtre d’éducation, les amateurs de théâtre de société jouent de temps à autre des pièces mettant en scène des personnages merveilleux et quelques fêtes sont bâties sur une « idée » qui reprend des motifs empruntés au conte. Même si ces occurrences sont loin d’être majoritaires en cette seconde moitié du siècle, elles montrent que l’esprit du merveilleux n’est pas mort sur les scènes privées bien qu’il donne rarement à voir un univers authentiquement codé. Ce sont ces modalités d’apparition et leurs valeurs particulières qui nous intéressent.

Private Theatres and Fairy Tales in the Second Half of the xviiith Century This article provides a framework for a reflection on the importance of fairy tales and, on a broader scale, of fantasy, in privately-owned theatres during the second half of the xviiith century. Indeed, the fashion for short plays focusing on fairies and love schemes existed or survived throughout the period and provided an excellent opportunity for actresses to display their theatrical skills. Poullain de Saint-Foix’s L’Oracle remains the most typical example of the genre. The question at stake is to understand how private theatres, such as educational and high-society stages, as well as private festivities, adopted, perpetuated or modified that trend. Whereas educational theatre effectively included effectively several fantasy plays, amateur actors enjoyed portraying supernatural characters on private stages, and a few special celebrations revolved around an « idea » borrowed from a fairy tale. However, While such occurrences are far from prevailing after 1750, but they show how the spirit of fantasy was kept alive on private stages, even though the universe being depicted was lacking a truly genuine code. Consequently, the major interest main point is not only to identify the conditions under which such playlets appeared, but also to highlight their intrinsic values.

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