La stérilité dans la Collection hippocratique : une maladie ?

Metadatas

Date

2016

type
Language
Identifier
Organization

MESR

License

Copyright PERSEE 2003-2020. Works reproduced on the PERSEE website are protected by the general rules of the Code of Intellectual Property. For strictly private, scientific or teaching purposes excluding all commercial use, reproduction and communication to the public of this document is permitted on condition that its origin and copyright are clearly mentionned.



Cite this document

Florence Bourbon, « La stérilité dans la Collection hippocratique : une maladie ? », Revue des Études Grecques, ID : 10670/1.nhdfs2


Metrics


Share / Export

Abstract Fr En

La stérilité hippocratique, essentiellement féminine, se définit de deux façons : selon l’absence de grossesse d’une part, selon l’échec de la grossesse d’autre part. Elle est le plus souvent mentionnée dans une série de symptômes ou dans des pronostics. Toutefois quelques passages lui accordent davantage d’importance : des exposés pathologiques ou thérapeutiques et des aphorismes qui la placent en tête des symptômes, ainsi que des chapitres regroupés qui créent une unité dans un traité (Maladies des femmes I c. 8-24, Nature de la femme c. 35-46) ou constituent même un traité entier (Femmes stériles). Entre tous ces passages, il y a finalement peu de correspondances exactes pour définir la stérilité, surtout perçue comme la conséquence d’une affection, et non comme une maladie en soi. L’organisation des regroupements révèle en outre que l’étude de la stérilité peut consister en une enquête sur les causes, enquête qui repose sur les représentations de la conception et de la génération. La stérilité apparaît ainsi comme le résultat de dysfonctionnements identifiables et non plus comme une fatalité.

According to the Hippocratic Corpus, there are two different ways of being barren when you are a woman : never getting pregnant or miscarrying. Most of the time, barrenness is mentionned in disease descriptions as a mere symptom among many others or as a predicted state. However, it sometimes comes first in a list of symptoms or appears to be the main point in a few aphorisms ; in addition, two groups of chapters (Diseases of Women I, c. 8-24 ; Nature of woman c. 35-46) and even a whole treatise (Barren Women) are focused on it. All these passages do not really match each other in explaining barenness, which seems to result from a disease and not to be a disease by itself. But the gathered chapters are indeed linked by a keen search of the causes, which relies itself on conception and generation theories. Barrenness has then to be considered as the result of an identifiable physical dysfunction and cannot be seen any more as a fatality.

From the same authors

On the same subjects

Similar documents