Zoé : derrière l'image et les mariages, une politique ?

Abstract Fr

L’impératrice Zoé a une très mauvaise réputation dans l’historiographie, ce ne serait qu’une femme frivole préoccupée de choses futiles, qu’une femme sans volonté politique, jouet entre les mains de ses maris successifs. Fondée principalement sur les témoignages des deux historiens du XIe siècle, Jean Skylitzès et Michel Psellos, cette réputation doit être réévaluée car les deux hommes dressent un portrait à charge de la porphyrogénète.En étudiant de près le dossier, en faisant une analyse fine de leurs deux témoignages, on trouve sans problèmes d’autres ressorts, d’autres enjeux. Ainsi l’opposition entre les deux sœurs, Zoé et Théodora, doit être étudiée sous l’angle des oppositions entre les différents groupes sociaux de Constantinople. La longue suite des affrontements entre Zoé et ses maris recouvre là encore des oppositions politiques plus fondamentales que ceux que les deux historiens veulent bien décrire. Il s’agit pour les maris de Zoé de mettre fin à une politique dont Zoé est l’héritière : celle de la dynastie macédonienne.

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