Les échelles de l’université dans la France moderne : entre Chrétienté, pouvoirs locaux et État

Metadatas

Date

2018

Discipline
Language
Identifiers
Collection

Archives ouvertes

License

info:eu-repo/semantics/OpenAccess



Cite this document

Boris Noguès, « Les échelles de l’université dans la France moderne : entre Chrétienté, pouvoirs locaux et État », HAL-SHS : histoire, ID : 10670/1.q6wjej


Metrics


Share / Export

Abstract Fr

École normale supérieure Lyon LARHRA-UMR 5190 Texte paru dans Piero del Negro (ed.), La nascita delle Università di Stato tra Medioevo ed età moderna, Il Mulino, Bologne, 2018, p. 95-115. Comme l'a rappelé Robert Anderson dans une comparaison entre les systèmes éducatifs français et anglais au XIX e siècle, c'est un lieu commun que de voir en France un État tout puissant 1. Avant même les débats politiques contemporains sur le périmètre souhaitable de l'État en France, cette image d'un État omnipotent a été volontiers cultivée par le pouvoir lui-même, bien servi ensuite par une historiographie particulièrement attentive aux progrès de cet État. Et d'une manière générale, malgré les nuances que l'on doit y apporter, on conviendra volontiers que le pouvoir croissant de l'État absolutiste dans la France moderne est un phénomène massif 2. De plus, dans le domaine précis de l'histoire de l'université, les hommes des XVI e et XVII e siècles ont été eux-mêmes sensibles à la réduction des libertés universitaires et à la soumission imposée au droit commun, nourrissant ainsi la chronique d'un État excessivement intrusif 3. Peut-on pour autant considérer que la sujétion ou l'intrication de l'université avec l'appareil d'État est suffisamment avancée pour parler, vers 1789, d' « université d'État » ? La réponse serait évidemment nuancée. Il serait très facile de dénoncer un modèle anachronique qui correspond plutôt à la période contemporaine et au modèle napoléonien 4

document thumbnail

From the same authors

On the same subjects

Within the same disciplines

Export in