Lumières sacrées, lumières profanes

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Dans le domaine de la peinture, la dialectique du sacré et du profane connaît à l’orée du XVIIe siècle une reformulation radicale avec la « rupture lumineuse » du caravagisme.  L’« obscure clarté » de ces œuvres, dans lesquelles lumière et ombre s’opposent tout en dialoguant, entretient des liens complexes avec la réflexion sur le christianisme véhiculée par la Réforme et la Contre-Réforme. Artistes et théoriciens des deux courants ont inclus ces variables visuelles dans un discours sur la représentation du visible et de l’invisible. Le pouvoir métaphorique de la peinture dans la révélation de l’invisible à travers la figuration du visible devient une thématique récurrente au XVIIe siècle et valorise la nature fondamentalement ambivalente de la pratique artistique.

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