Facing the first wave of the Covid pandemic-19Report on the orientations and modes of the Humanities and social sciences research Les sciences humaines et sociales face à la première vague de la pandémie de Covid-19 -Enjeux et formes de la recherche En Fr

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November, 2020

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info:eu-repo/semantics/OpenAccess



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Marie Gaille et al., « Facing the first wave of the Covid pandemic-19Report on the orientations and modes of the Humanities and social sciences research », Hyper Article en Ligne - Sciences de l'Homme et de la Société, ID : 10670/1.uozh3y


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Abstract En Fr

Research in the humanities and social sciences (HSS), which is regularly asked the question of its "usefulness", has been massively mobilized in the first part of the year 2020, both by the media and institutions. It has shown itself to be highly responsive, adapting its schedules and objectives, and modifying its intervention formats (webinars, distance learning courses). It was much present, despite the inequalities generated by the lockdown, particularly in terms of gender. The aim of this work is to offer the reader an analysis mobilizing the work of the SHS as a whole. Without claiming to be exhaustive, it weaves the threads, through the questions it addresses, from one discipline to another, composing a whole in which the social sciences and humanities resonate with one another, deploy their complementarity, and create a common analysis. Its objective is to emphasize the existence of a scientific capital of the HSS as such, to address the various questions raised by the Covid-19 pandemic. Current HSS research on the pandemic, its political management, and its stakes, is not developed ex nihilo. While taking the measure of the specificity of the present times, it is based on a set of theoretical frameworks, methods and analyses elaborated in other contexts, remobilized, updated and enriched in the light of the issues associated with the Covid 19 pandemic. Moreover, this work aims at taking into account from the outset the global dimension of the pandemic, and not just the French situation. Thus, several national and even continental contexts are explored on one point or another and the global dimension of the pandemic is taken into account as such. Finally, this document also looks at the very way in which the humanities and social sciences were mobilized in France in the context of the Covid 19 pandemic, at the collaborative forms and multidisciplinary practices particularly adopted in the face of this pandemic. It is structured in five parts: the first deals with the way in which the HSS make the crisis a question and an object of knowledge (A - From the framing of the crisis in the public space to the crisis as an object of knowledge - the example of France). The second addresses a salient point of the analyses developed over the last few months, which consider the pandemic as a revealer, or even an amplifier of pre-existing issues (B). Then, the third part looks at the societies and governments confronted with the pandemic (C), in other words, the forms of crisis management by the political power, the mobilization of science and the exercise of power, as well as the measures taken and the attitudes of the populations with regard to these measures. The fourth part presents the way in which the time of the pandemic has been characterized by questions about the future, questions which in turn give rise to orientations for HSS research (D. Reinventing ourselves in times of pandemic). Finally, the fifth and last part invites the reader to discover how the HHS involved itself in times of pandemic, how they collaborated together and undertook to document the health crisis in the heat of the moment, while accepting to consider new questions, and adopt new methods under the effect of this crisis (E. When the crisis invites collaboration and reflection on the "transfer" of knowledge).

La recherche en sciences humaines et sociales (SHS), à qui l’on pose régulièrement la question de son « utilité », a été massivement mobilisée dans la première partie de l’année 2020, tant par les médias et les institutions. Elle s’est montrée d’une grande réactivité, en adaptant ses calendriers et ses objectifs, en modifiant ses formats d’interventions (wébinaires, cours en distanciel). Chercheuses et chercheurs, enseignant(e)s-chercheurs ont été présents, et ce malgré des inégalités générées par le confinement dans le travail de recherche, notamment en termes de genre. Le présent travail a pour ambition de proposer à son lecteur une analyse mobilisant les travaux des SHS dans leur ensemble. Sans prétendre à l’exhaustivité, il tisse les fils, à travers les questions qu’il aborde, d’une discipline à une autre, composant un ensemble dans lequel les SHS entrent en résonance les unes avec les autres, déploient leur complémentarité, et créent une analyse commune, qu’elles relèvent plutôt des sciences sociales ou des humanités. Il a pour objectif de rendre manifeste un capital scientifique des SHS en tant que telles, pour aborder les différents questionnements que suscite la pandémie de Covid-19. La recherche actuelle en SHS sur la pandémie, sa gestion politique, et ses enjeux, ne s’élabore pas ex nihilo. Tout en prenant la mesure de la spécificité des temps présents, elle s’appuie sur un ensemble de cadres théoriques, de méthodes, d’analyses élaborés dans d’autres contextes, remobilisés, réactualisés, enrichis à la lumière des problématiques associées à la pandémie de Covid 19. Par ailleurs, le parti-pris de ce travail a été de tenir compte d’emblée de la dimension mondiale de la pandémie, et de ne pas s’en tenir à la situation française. Ainsi, plusieurs contextes nationaux, voire continentaux sont explorés sur tel ou tel point et la dimension mondiale de la pandémie y est prise en compte en tant que telle. Enfin, ce document s’intéresse aussi à la manière même dont les sciences humaines et sociales se sont mobilisées, en France, dans le contexte de la pandémie de Covid 19, aux formes collaboratives, aux pratiques pluridisciplinaires particulièrement adoptées face à cette pandémie. Il se structure en cinq parties : la première porte sur la manière dont les SHS font de la crise une question et un objet de connaissance (A – Du cadrage de la crise dans l’espace public à la crise comme objet de connaissance - l’exemple de la France). La seconde aborde un point saillant des analyses élaborées au cours des derniers mois, qui envisagent la pandémie comme un révélateur, voire un amplificateur d’enjeux pré-existants (B). Puis, la troisième partie s’intéresse aux sociétés et aux gouvernements confrontés à la pandémie (C), autrement dit aux formes de la gestion de la crise par le pouvoir politique, à la mobilisation des sciences et à l’exercice du pouvoir, ainsi qu’aux mesures prises et aux attitudes des populations au regard de ces mesures. La quatrième partie présente la façon dont le temps de la pandémie a été traversé de questionnements pour le futur, questionnements qui à leur tour impriment des orientations pour la recherche en SHS (D. Se réinventer en temps de pandémie). Enfin, la cinquième et dernière partie invite le lecteur à découvrir comment les SHS se sont mobilisées en temps de pandémie, comment elles ont collaboré et entrepris de documenter à chaud la crise sanitaire tout en acceptant de voir se renouveler questions, objets, méthodes sous l’effet de cette crise (E. Quand la crise invite aux collaborations et à une réflexion sur le « transfert » des connaissances).

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