L’italianité liquide chez Antonio D’Alfonso et Filippo Salvatore

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2022

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Italian Canadiana ; vol. 36 no. 1 (2022)

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Maura Felice, « L’italianité liquide chez Antonio D’Alfonso et Filippo Salvatore », Italian Canadiana, ID : 10.33137/ic.v36i1.39392


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Cet article se propose d’analyser les lieux de la migration dans les recueils de poèmes d’Antonio D’Alfonso (L’autre rivage, 1987) et de Filippo Salvatore (Terre e Infiniti, 2012). Les espaces habités par les poètes italo-canadiens deviennent liquides, leur discours identitaire n’y prend pas corporalité ou nationalité, au contraire, il se dissout. Au quotidien, l’énergie mobile des lieux « migrants » est la métaphore d’une condition identitaire qui veut traverser les frontières en longueur et en profondeur, pour tout ce qui touche à la sphère du souvenir, du voyage, du retour, du départ, du vagabondage – que ce soit à Guglionesi ou à Montréal, à travers le fleuve Biferno ou le Saint-Laurent, l’Adriatique ou l’Atlantique. Le fait de se baigner dans le panta rhei (toutes les choses coulent, tout passe) réveille la sensibilité des poètes : c’est ce bain qui régénère le moi, c’est ce qui lui donne l’énergie de se reconstruire autrement, différemment, d’acquérir une dimension universelle. Les gouttes d’eau, de sang et d’encre alimentent la construction d’une identité fluide et d’un nouveau sens de la citoyenneté.

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