La suggestion poétique de Tonino Guerra. Approche cosmogonique d'une poïétique du scénario

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September 24, 2020

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Tonino Guerra (1920-2012) -- Et le cinéma Littérature et cinéma Poïétique Scénaristes Cinéma -- Art d'écrire Cosmogonie -- Dans la littérature Cinéma italien -- Critique et interprétation

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Simon Coulange, « La suggestion poétique de Tonino Guerra. Approche cosmogonique d'une poïétique du scénario », Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance, ID : 10670/1.wnh4kp


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Guerra affirme dans un entretien qu’il croit intimement qu’un « poète doit aussi créer le monde ». Constat sur lequel nous dressons notre plan. Chacun des éléments cosmogoniques représenterait ainsi un stade spécifique de ce faire image que matérialise l’acte d’un suggérer authentique. Nous commencerions par la Terre en la rapprochant des pouvoirs de la parole du poète. Faisant de la page immaculée le lieu d’une rencontre, véritable temple de la réflexion scénaristique, scénariste et cinéaste pensent la matière écrite comme vectrice d’une parole disponible, porteuse d’images mentales qui la structurent en lui donnant du relief. Tous les deux partagent et consacrent le souhait d’y inscrire une saveur de nature poétique. Nous aborderions ensuite l’Eau sous le prisme de la voix de Guerra. Par toutes sortes de variations auditives, celle-ci use de son timbre, de son accent, et de bien d’autres effets pour transmettre la parole au gré d’un flux vocal rendant toute entreprise collaborative perméable. La voix l’identifie sur le plan lyrique, la nuance dans ses facultés d’adhérence et de résistance, et se déploie pour plonger le cinéaste dans un appel immersif auquel celui-ci se doit de répondre. Nous relierons enfin dans un troisième temps l’élément qu’est l’Air à l’imaginaire du poète. Réservoir d’images mentales en constante métamorphose, il tutoie l’horizon de la pensée et inspire aux surfaces aqueuses et vocales une forme bien spécifique. Conjointement, cet imaginaire voyage entre les mots et les choses, les fait respirer ensemble et les incarne en leur attribuant un fond d’affects, un corps malléable. Une dimension affabulatrice gagne alors la matière écrite. Elle lui sert de refuge, tant pour le poète que pour le cinéaste qui le convie en lui demandant d’intercéder dans l’oeuvre qu’il désire réaliser, qu’il souhaite expirer.

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