Composition and new technologies : towards new assemblages of musical categories Composition et nouvelles technologies : vers des nouveaux agencements des catégories musicales En Fr

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Date

October 21, 2019

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info:eu-repo/semantics/OpenAccess


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Composition Musical computing Electroacoustic Electronic music Contemporary music Sound art Network Music Digital art Composition Informatique musicale Électroacoustique Musique électronique Musique contemporaine Art sonore Musique en réseau Art numérique


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Vincent-Raphaël Carinola, « Composition and new technologies : towards new assemblages of musical categories », Le serveur TEL (thèses-en-ligne), ID : 10670/1.wnsxmo


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Abstract En Fr

The lexical evolution that tends to replace the terms "musical writing" or "composition" with that of “musical creation” or “sound art”, is an indication among others of the profound changes that the act of composition has faced, and of the difficulty of identifying many recent works as being created through a process of writing. These changes are obviously tied to evolutions in technology over the last century, especially pertaining to computing and digital tools – evolutions that have broken the link between musical work and traditional categories such as “score”, "instrument" or "performer", themselves sometimes seen to represent musical thought from a bygone era. Our thesis maintains however that the existence of these categories remains fundamental to understanding the concerns of composition, even in works where they seem to be absent. Indeed, one of the most important consequences of the transformations induced by new technologies is that traditional categories have been shattered into a multiplicity of technical objects whose interconnection can be considered as a form of writing. Discussed from the point of view of the evolution of musical technologies, each work appears as an “assemblage” (in the sense of “arrangement”), a new form of "concretization", to use Gilbert Simondon's term, of musical functions borne of technical means. Contemporary musical production bears witness to the immense variety of these assemblages.

L’évolution lexicale qui tend à remplacer les termes d’« écriture » ou de « composition » par celui de « création musicale » ou d’« art sonore », est un indice parmi d’autres des mutations profondes qui accompagnent l’activité du compositeur et de la difficulté à identifier nombre d’œuvres récentes comme émanant d’un processus d’écriture. Ces mutations sont évidemment corrélées à l’évolution des technologies au cours du dernier siècle, et surtout à celle de l’informatique et des outils numériques, évolution qui a fait éclater le lien de l’œuvre musicale aux catégories traditionnelles telles que la « partition », l’« instrument » ou l’« interprète », devenues ainsi parfois, à leur tour, l’indice d’une pensée musicale témoignant d’une époque révolue. Notre thèse soutient que l’existence de ces catégories demeure néanmoins fondamentale pour comprendre les enjeux de la composition, même dans les œuvres où elles semblent absentes. En effet, une des plus importantes conséquences des transformations induites par les nouvelles technologies est l’éclatement des catégories traditionnelles en une grande diversité d’objets techniques dont la mise en relation peut être assimilée à une écriture. Abordée du point de vue de l’évolution des technologies musicales, chaque œuvre apparaît alors comme un agencement, une nouvelle forme de « concrétisation », pour reprendre un terme du philosophe Gilbert Simondon, des fonctions musicales portées par des supports techniques, et c’est justement de la variété multiforme de ces agencements dont témoigne la création musicale contemporaine.

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