Un plaidoyer pour la modernité de la tradition

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March 1, 2014

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Fernández-Santos Ortiz-Iribas Jorge, « Un plaidoyer pour la modernité de la tradition », Les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, ID : 10670/1.woai6p


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Abstract Fr En

Le début des années 1950 marque un tournant dans l’architecture espagnole. Après la longue décennie d’isolationnisme diplomatique et d’autarcie culturelle qui suivit la fin de la guerre civile en 1939, un accord s’était fait jour sur la nécessité de renouer les liens fragilisés avec la « modernité » architecturale. Or les discours théoriques et les modèles concrets dont on s’inspirait alors ne suscitaient point l’unanimité. Les sessions préparatoires à Madrid et à Grenade qui précédèrent, en 1952, la rédaction du Manifeste de l’Alhambra (1953), montrent la complexité des enjeux. Une relecture de ce texte se doit de prendre en compte les arrière-pensées de son principal inspirateur, Fernando Chueca Goitia, vis-à-vis de l’architecture « organique » alors en vogue. Conçu dans l’espoir de canaliser les rapports des architectes espagnols avec l’internationalisme de l’après-guerre, le Manifeste s’avère un texte paradoxal qui aide à mieux comprendre la fragmentation de la scène architecturale espagnole au milieu du XXe siècle.

The early 1950’s are widely understood as a watershed in the development of modern Spanish architecture. After the decade of cultural hibernation and diplomatic isolationism that followed the end of the Spanish Civil War in 1939, the general consensus was that the time had come to step up and embrace architectural modernity. But there was disagreement as to the theoretical and practical models to follow. Records of the study sessions in Madrid and Granada that preceded the drawing up of the Manifiesto de la Alhambra (1953) prove just how high the stakes were. A careful reading of the manifesto, published under the aegis of the Dirección General de Arquitectura, should take into account the anti-organicist bias of its chief inspirator, the architect, historian and heoretician Fernando Chueca Goitia (b. 1911 † 2004). A paradoxical text, the Alhambra Manifesto was written in the hope of steering the course of the increasingly fragmented architectural scene of Spain away from the perceived risks of a nondistinct internationalism.

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