La corruption de la monarchie unie ibérique dans le miroir de la corruption des États asiatiques (Grand Mogol et Arakan)

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October 1, 2013

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e-Spania

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Arakan augustins bouddhisme Ibériques (union des Couronnes) Inde mogole missions Portugal tyrannie validos vénalité agustinos Aracá budismo Ibéricos (unión de las Coronas) India mogol misiones Portugal tiranía validos venalidad


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Hugues Didier, « La corruption de la monarchie unie ibérique dans le miroir de la corruption des États asiatiques (Grand Mogol et Arakan) », e-Spania, ID : 10.4000/e-spania.22818


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Frei Sebastião Manrique (†1669) vivait à Rome quand il rédigea et publia l’Itinerario de las misiones orientales. Il était dans une position délicate, puisque le Saint-Siège n’avait toujours pas reconnu l’indépendance du Portugal de 1640. Il avance donc masqué pour faire le bilan de la défunte monarchie ibérique unie sur la scène asiatique. C’est pourquoi la légende, apparemment bouddhiste et birmane, de l’Éléphant blanc lui fournit l’occasion d’évoquer le rôle néfaste des validos, sans avoir jamais à citer les noms de Lerma ou d’Olivares. Un sermon sur le même sujet, en théorie adressé au roi bouddhiste de l’Arakan (ouest de l’actuelle Birmanie), semble inintelligible hors d’une cour européenne. De plus, il évoque longuement la corruption répandue en Asie sans évoquer jamais la vénalité des Portugais, vénalité dont les conséquences seront fatales pour le royaume bouddhiste d’Arakan (Birmanie), puisqu’après l’avoir défendu, en qualité de mercenaires, contre l’empire musulman voisin du Grand Mogol, ils se laisseront suborner pour le lui livrer.

Frei Sebastião Manrique (†1669) vivía en Roma cuando redactó y publicó el Itinerario de las misiones orientales. Se encontraba en una posición delicada, ya que la Santa Sede seguía sin reconocer la independencia portuguesa de 1640. Por esta razón intenta establecer el balance de la pretérita monarquía ibérica unida en el Asia oriental de manera disfrazada. Por ejemplo, la leyenda, aparentemente birmana y búdica del Elefante blanco le proporciona la oportunidad para invocar el papel negativo desempeñado por los validos sin citar nunca los nombres del duque de Lerma o del conde-duque de Olivares. Un sermón sobre el mismo tema dirigido al rey budista de Aracán (hoy Oeste de Birmania) no se entiende sino en una corte europea. Además, evoca con énfasis la corrupción imperante en los estados asiáticos sin mencionar nunca la de los portugueses en Oriente, cuyas consecuencias iban a resultar mortíferas para el reino de Aracán : después de defenderlo como mercenarios contra el vecino imperio musulmán del Gran Mogol, cobrarán un soborno para entregárselo.

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