Potentiel d’élimination des déchets végétaux (feuilles de Mangifera Indica et de Manihot Utilissima) par méthanisation à Kinshasa (République Démocratique du Congo)

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2015

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VertigO : La revue électronique en sciences de l’environnement ; vol. 15 no. 1 (2015)

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Philippe Mambanzulua Ngoma et al., « Potentiel d’élimination des déchets végétaux (feuilles de Mangifera Indica et de Manihot Utilissima) par méthanisation à Kinshasa (République Démocratique du Congo) », [VertigO] La revue électronique en sciences de l’environnement, ID : 10670/1.xj9k6g


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La République Démocratique du Congo produit annuellement environ 2,2 millions de tonnes de déchets dans sa capitale, Kinshasa. Ces déchets sont constitués de 66 % de matières organiques dans lesquelles 94 % sont des déchets végétaux et la majorité des feuilles mortes. Parmi ces feuilles, celles de Mangifera Indica et Manihot Utilissima sont les plus accessibles. Elles sont générées via les ménages et les marchés, mais ne sont pas recyclées convenablement. Certains maraîchers les utilisent irrationnellement comme engrais et n’obtiennent pas les résultats attendus. À cet effet, ces déchets gênent et polluent l’environnement. D’autre part, les ménages kinois éprouvent d’énormes difficultés pour s’approvisionner en énergie. La surexploitation du bois énergie entraîne la détérioration des écosystèmes et de la santé publique. Ces méfaits seraient réduits simultanément et durablement par l’exploitation rationnelle de la bioénergie et des biofertilisants résultant de la digestion anaérobie ou biométhanisation des déchets végétaux. En supposant que cette biomasse végétale est constituée uniquement des feuilles de Mangifera Indica et de Manihot Utilissima, le pouvoir énergétique du biogaz émanant de leur biométhanisation réduirait respectivement la consommation en bois énergie de 39 % et 134 %. Par ailleurs, la quantité de digestats produits couvrirait par épandage une superficie proche de celle de la déforestation. Ces estimations montrent un potentiel de valorisation de ces déchets végétaux intéressant pour l’assainissement, les besoins énergétiques, l’afforestation et l’agriculture. De ce fait, ils seraient gérés directement dans leurs lieux de génération pour minimiser les coûts de transport et de traitement industriel.

In Democratic Republic of Congo, the capital, the city province of Kinshasa produces annually about 2.2 million tons of wastes mainly constituted (66 %) of organic matters containing 94 % are vegetable wastes. Mangifera Indica and Manihot Utilissima leaves are the main components of these wastes. They are generated via the households and the markets but they are not suitably valorized. Some farmers use them like green fertilizer but they do not achieve the expected results. By this fact, these wastes embarrass and pollute the environment with negative consequences on public health. On another point of view, the Kinshasa households meet enormous difficulties to collect enough wood for their energy needs. As a consequence, the anarchical exploitation of wood entails the deterioration of the ecosystems and the public health. These negative impacts on the environment could be reduced sustainably and simultaneously by rational exploitation of bio-energy and bio-fertilizers resulting from the anaerobic digestion or methanization of this vegetable biomass. This energetic potential from methanization of Mangifera Indica and Manihot Utilissima leaves could reduce by 39 % and 134 % the wood consumption in the households respectively. Moreover by land spreading the digestates produced would cover the deforested surface related to the yearly consumption of wood coal. These evaluations show an interesting potential of the vegetable wastes for a cleaner environment, green energy production, reforestation and agriculture. Therefore, these wastes should be sorted out and processed directly in their generation places in order to minimize the costs for transportation and industrial treatment.

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