And then what? A History of relief and rehabilitation aid to Jewish survivors of Nazi camps (France, 1943-1948) Et après ? Une histoire du secours et de l’aide à la réinsertion des rescapés juifs des camps nazis (France, 1943-1948) En Fr

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October 18, 2019

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Jewish survivors deportees refugees state organizations Jewish migrations relief welfare reconstruction trauma vocational guidance Occupational integration Mixed economy of welfare rescapés juifs survivants déportés réfugiés État associations migrations juives assistance action sociale reconstruction traumatisme orientation professionnelle insertion professionnelle

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Laure Fourtage, « And then what? A History of relief and rehabilitation aid to Jewish survivors of Nazi camps (France, 1943-1948) », Le serveur TEL (thèses-en-ligne), ID : 10670/1.y7a9rr


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Abstract En Fr

This Ph.D. thesis focuses on the history of relief and rehabilitation aid to Jewish survivors of Nazi camps in France in the immediate aftermath of the Second World War. Until now, historiography has been mainly concerned with capturing a particular moment: the return of the deportees. In this context, a Parisian luxury hotel transformed into a reception center in April 1945 often seems to summarize the efforts made by both the state and various associations to help them. It is as if this story ended behind the doors of the Lutetia, leaving unanswered the fundamental question of the reintegration of Jewish survivors in French society. What became, in France, of the surviving minority of the targets of the Nazi extermination policy? How were they to find a "normal" life after losing loved ones and property, in a country whose rulers had contributed to the antiJewish policy of the German occupiers? This thesis intends to answer these questions by studying the public and private measures that benefited the Jewish survivors of the camps and their families. Three methodological commitments were adopted. Without neglecting representations of the deportation, this research is resolutely turned towards the practices of contemporaries. In addition, it falls within a relational approach, emphasizing the interactions between public authorities and private organizations. Finally, this manuscript offers an open-ended reading of the relationship between the state and the society, from the point of view of both the population and the organizations considered. In this way, it is a matter of going beyond the national framework by taking into account local and supranational scales and devoting specific attention to migratory flows. By participating in the ongoing renewal of Jewish history after the Holocaust, this thesis has the ambition, through the Nazi camp survivors, to contribute to a better understanding of the potential, implementation or non-application of a relief and rehabilitation aid policy to vulnerable populations victimized by trauma.

Cette thèse porte sur l’histoire du secours et de l’aide à la réinsertion des rescapés juifs des camps nazis dans la France de l’immédiat après-guerre. Jusqu’à présent, l’historiographie s’était principalement attachée à en saisir un moment particulier : celui du retour des déportés. Dans ce cadre, un palace parisien transformé en centre d’accueil en avril 1945 semble souvent résumer à lui seul les efforts entrepris, tant par l’État que par diverses associations, pour les secourir. Tout se passe donc comme si cette histoire s’achevait derrière les portes du Lutetia, laissant en suspens une question aussi fondamentale que celle de la réinsertion des rescapés juifs des camps dans la société française. Que sont devenus, en France, la minorité de survivants de la politique d’extermination nazie ? Comment retrouver une vie « normale » après avoir perdu ses proches et ses biens, dans un pays dont les gouvernants avaient contribué à la politique antijuive de l’occupant ? Cette thèse entend répondre à ces questions en étudiant les dispositifs publics et privés dont ont pu bénéficier les rescapés juifs des camps et leur famille. Trois partis pris méthodologiques ont été adoptés. Sans négliger les représentations de la déportation, cette recherche est résolument tournée vers les pratiques des contemporains. En outre, elle s’inscrit dans une approche relationnelle, en insistant sur les interactions entre pouvoirs publics et organisations privées. Enfin, ce manuscrit propose une lecture décloisonnée des rapports entre l’État et la société : tant du point de vue de la population que des organismes considérés. De la sorte, il s’agit de dépasser le cadre national en prenant en compte les échelles locales comme supranationales et en portant une attention spécifique aux flux migratoires. En participant aux renouvellements en cours de l’histoire des Juifs après la Shoah, cette thèse porte ainsi l’ambition, à travers les rescapés des camps, de contribuer à une meilleure compréhension des conditions de possibilités, de mise en œuvre ou d’inapplication d’une politique de secours et d’aide à la réinsertion de populations vulnérables victimes d’un traumatisme.

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