« Quartier » et expériences politiques dans les faubourgs du nord-est parisien en 1848

Abstract Fr En

Par une analyse précise de réseaux relationnels reconstitués, ce travail tente d’abord de cerner la réalité géographique et sociale de ce que l’on appelle le « quartier » :– un espace aux contours fluctuants, car centré sur la proximité de chaque acteur et sur sa position sociale ;– un système ouvert, articulé et hiérarchisé d’interrelations denses, dont marchands de vins et boutiquiers forment les nœuds ;– une aire commune d’information et d’inter-confiance potentielle, qui aide à définir ce qui est pertinent, donc à établir les jugements.En un printemps 1848 mouvementé et plein d’incertitudes, les habitants des faubourgs populaires ont pu s’appuyer sur ces qualités du « quartier » pour agir, réagir et contrôler ensemble. L’analyse des réseaux relationnels éclaire ainsi le rôle du territoire dans la constitution d’un espace public.

With a precise analysis of personal contacts networks, this work first attempts to assess the social and geographic reality of what is called the “quartier” (area, neighbourhood):– a space with fluctuating boundaries, for it’s focused on the proximity of each participant and his/her social status;– a hierarchical, open and articulate network of density interrelations, with barmen and shopkeepers as connecting points;– a common space of news and potential inter-confidence, which helped to find out what was relevant and to make a judgement.The Spring of 1848 was eventful and full of doubts. People of the “faubourgs” were able to use these qualities of the neighbourhood to act, to react and to control things together. Thus, the analysis of personal contacts networks clarifies the part played by the geographical area in the making of a public space.

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