WORKING WITH THE THIRD SECTOR. CASE STUDIES OF OPENING UP TO SOCIETY POLICIES IN PUBLIC AGENCIES AND THEIR EFFECTS IN FRANCE FROM 1990 TO 2020. Travailler avec le tiers secteur: Études de cas des politiques d’ouverture à la société dans les instituts d’expertise et de leurs effets en France de 1990 à 2020. En Fr

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Date

September 11, 2020

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INRAE

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info:eu-repo/semantics/OpenAccess


Keywords

Risk – Institutional change – Participation – Third sector – STS Expertise - Changement institutionnel - Participation - Tiers secteur – STS.

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Lucile Ottolini, « WORKING WITH THE THIRD SECTOR. CASE STUDIES OF OPENING UP TO SOCIETY POLICIES IN PUBLIC AGENCIES AND THEIR EFFECTS IN FRANCE FROM 1990 TO 2020. », Archive Ouverte d'INRAE, ID : 10670/1.zqfipu


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Abstract En Fr

In recent years, public decision making on health and environmental risks has experienced a number of crises and controversies which have highlighted a significant gap in the perception of risks by experts and society. In an attempt to reduce this gap and restore the credibility of the knowledge upon which the legitimacy of decisions rests, several public agencies have implemented so-called ‘’ openness to society ‘’ policies. While opening up has increased over the last ten years or so, it is inscribed in an older movement calling for the deconfinement of science. Indeed, social science research, particularly in the field of science and technology studies (STS), has shown that the co-definition of problems and solutions with stakeholders makes it possible to produce knowledge that is more legitimate, more adaptable in uncertainty contexts and more socially appropriable. Historically, collaborations between scientific institutions have mainly benefited large companies and public decision-makers, marginalizing many actors, including associations, trade unions and local and territorial authorities. This thesis problematizes the categories of actors and organizations to which risk evaluation opens up by proposing to put to the notion of "third sector expertise" the test as a notion with perimeters redefined by institutions, socio-technical problems and social mobilizations.This thesis focuses on the changes that this opening up to the third sector produces on the research work of agencies specializing in the assessment of health and environmental risks. More specifically, it focuses on transforming the meaning that experts and their managers give to their profession and to risk management. It addresses the meaning of "opening up to society" by combining a sociology of organizations approach with a sociology of science and technology approach that does justice to the importance of the socio-technical properties of the problems dealt with by these institutions. It proposes to consider the collaboration between expertise and the third sector as a frontier object, a theatre of social, epistemic and institutional intermediation that crystallizes the transformations of health and environmental risk management in France today. This approach leads to the following results. Opening up does not transform the experimental work of experts or the evaluation standards they use. In contrast, collaborations with the third sector have an impact on future research themes (more focused on hitherto invisible risks such as the interdependence of different categories of risk), how to communicate these risks (taking much more account of public opinion and the concerns of third sector organizations and the political issues of this diversity, by multiplying meetings with third sector organizations, by putting technical experts in an interface situation rather than senior managers) and the power of third sector organizations in institutions (by opening up pluralist deliberative bodies and systematizing their representation in other institutional governance bodies).

La décision publique en matière de risques sanitaires et environnementaux a connu ces dernières années nombre de crises et controverses qui ont mis en lumière un décalage important de la perception des risques par les experts et par la société. Pour tenter de réduire cet écart et restaurer la crédibilité des connaissances sur laquelle se fonde la légitimité des décisions, plusieurs organismes publics d’expertise ont mis en place des politiques d’ouverture à la société. Si cette ouverture s’est amplifiée depuis une dizaine d’années, elle s’inscrit dans un mouvement plus ancien invitant au déconfinement de la science. En effet les recherches en sciences sociales, notamment dans le domaine des études des sciences et des techniques (STS), ont montré que la co-définition des problèmes et des solutions avec les parties prenantes permet de produire des connaissances plus légitimes, plus adaptables en contexte d’incertitude et plus appropriables par la société. Historiquement, les collaborations des établissements scientifiques se sont surtout faites au profit des grandes entreprises et des décideurs publics, marginalisant de nombreux acteurs, notamment associations, organisations syndicales, organisations de l’ESS, collectivités locales et territoriales. Cette thèse problématise les catégories d’acteurs et d’organisations auxquelles l’expertise scientifique s’ouvre en proposant de mettre à l’épreuve la notion de « tiers secteur de l’expertise » comme une notion aux périmètres redéfinis par les établissements, les problèmes socio-techniques et les mobilisations sociales Cette thèse s’intéresse aux transformations que cette ouverture au tiers secteur produit sur le travail de recherche des agences et des instituts d’expertise spécialisés dans l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux. Plus précisément, elle porte sur la transformation du sens que les experts et leurs dirigeants donnent à leur métier et à la gestion des risques. Elle aborde le sens de « s’ouvrir à la société » en combinant une approche de sociologie des organisations et une approche de sociologie des sciences et des techniques qui rend justice à l’importance des propriétés socio-techniques des problèmes traités par ces établissements. Elle propose de considérer que les collaborations de l’expertise avec le tiers secteur sont un objet frontière, théâtre d’intermédiations sociales, épistémiques et institutionnelles qui cristallisent les transformations de la gestion des risques sanitaires et environnementaux en France aujourd’hui.Cette approche permet de dégager les résultats suivants. L’ouverture ne transforme pas le travail expérimental des experts ni les standards d’évaluation qu’ils utilisent. En revanche les collaborations avec le tiers secteur agissent sur les thématiques de recherche à venir (davantage orientées sur des risques jusqu’alors invisibilisés comme l’interdépendance des différentes catégories de risques), la manière de communiquer ces risques (en tenant beaucoup plus compte de l’opinion publique et des préoccupations des organisations du tiers secteur et des enjeux politiques de cette diversité (en faisant plus de réunions avec les organisations du tiers secteur et en mettant davantage des experts techniques en situation d’interface que des cadres dirigeants des établissements) et le pouvoir des organisations du tiers secteur dans les établissements (en ouvrant des instances de délibération pluralistes et en systématisant leur représentation dans les autres instances de gouvernance des établissements).

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