Enquête prosopographique sur les cabinets ministériels depuis 2002 [2011 - 2012]

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Date

2011

type
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Organization

Sciences Po


Keywords

Other cabinets écoles de gestion ENA managérialisation milieux d’affaires ministères prosopographie recrutement trajectoires accélérateur de carrière administration débouchés haute fonction publique prosopographie


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Thomas Alam et al., « Enquête prosopographique sur les cabinets ministériels depuis 2002 [2011 - 2012] », Catalogues Dataverse du CDSP, ID : 10.21410/dshs_2016/TWCRUY


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Chapitre 14 : Ce chapitre décrit les propriétés des entourages ministériels de la droite revenue au pouvoir dans la première décennie 2000 et remet ainsi sur le métier la question du recrutement social des membres de cabinets ministériels, assez délaissée depuis le double article de Pierre Mathiot et Frédéric Sawicki sur les cabinets ministériels socialistes après l’alternance de 1981. Par l’analyse du recrutement des cabinets ministériels des gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon, il s’agit d’interroger l’hypothèse d’une « managérialisation » des profils des conseillers, entendue comme l’accroissement de la part des conseillers issus des milieux d’affaires et de l’entreprise. Les divers indicateurs disponibles suggèrent qu’elle ne se vérifie guère. C’est la persistance de la domination d’une élite masculine, parisienne, aux origines sociales favorisées et à fort niveau de diplôme, avec une proportion toujours importante d’énarques, qui caractérise plutôt le recrutement social des récents cabinets ministériels de droite. Chapitre 16 : Le passage en cabinet ministériel est d’ordinaire considéré comme un « accélérateur de carrière » quasi automatique, qui viendrait récompenser la précarité de la fonction et la charge de travail associée. Avec le retour de la droite au pouvoir en 2002, se répand l’idée que les conseillers ministériels auraient davantage que ceux de la gauche poursuivi leur carrière dans le secteur privé, incarnant une nouvelle figure du pantouflage. Or, ces deux hypothèses sont sévèrement nuancées par les données recueillies. L’accélérateur de carrière vaut surtout pour les conseillers les plus jeunes. Le pantouflage est une trajectoire sortante minoritaire, très liée à quelques propriétés rares (passage par l’Élysée, MatigNon ou Bercy ; études préalables en économie ou en école de commerce ; occupation d’un poste de directeur de cabinet). Les quelques cas médiatisés de pantouflage masquent une certaine permanence : le secteur public reste bel et bien le débouché privilégié au sortir d’un cabinet, à rebours des discours sur le « déclin de l’État ».

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