On n’achève plus les chevaux

Abstract Fr En

Sur la scène médiatique et politique, se joue actuellement la pluralité des statuts juridiques des animaux. Les diverses injonctions qui en découlent, ont-elles un impact sur les représentations et les pratiques de ceux qui travaillent quotidien­nement avec les animaux ? À partir du cas des chevaux, l’article présente, pour la France, la diversité et la complexité de la gestion de leur sortie du travail et de leur fin de vie. Adossé à la théorie du don, l’objectif est de montrer que les appareil­lages juridiques et médiatiques rendent compte d’une représentation morale de la relation aux animaux qui ne correspond pas forcément à celles des professionnels ni à leurs engagements réels auprès de leurs chevaux. À partir de l’analyse lexico­métrique d’un corpus de cent huit entretiens de professionnels du secteur équin, l’article expose les représentations et les stratégies que les professionnels utilisent et comment ceux-ci ont à cœur d’assurer une sortie du travail et une fin de vie dignes et reconnaissantes de l’engagement de leurs animaux dans le travail.

On the media and political arena, the plurality of legal status of animals is currently being played out. Do the various injunctions that result from this have an impact on the representations and practices of those who work with animals on a daily basis? Based on the case of equidae, the article presents, for France, the diversity and complexity of the management of their exit from work and their end of life. Backed by the theory of gift, the aim of the project is to show that the legal and media systems reflect a moral representation of the relationship with animals which does not necessarily correspond to that of professionals or to their real commitments to their horses. Based on the lexicometric analysis of the corpus of 108 interviews of equine sector professionnals, the article sets out the representa­tions and strategies that professionals use and how they are committed to ensuring a dignified and grateful exit from work and end of life for their animals’ commit­ment to their work.

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